|
|
Le Brésil
| | en partenariat avec |  | |
5e pays par sa population, le
Brésil retrouve sa santé économique
après les soubresauts de la crise
de la fin du XXe siècle. Le 28 mars
2007, l’Institut brésilien de la géographie
et de la statistique (IBGE)
a annoncé que l’économie du pays
avait été sous-évaluée depuis dix ans.
Selon les critères des Nations unies,
son PIB serait supérieur à 1000 milliards
de dollars et sa croissance économique aurait atteint 3,7 %,
contre les 2,9 % annoncés, portant
le pays au 10e rang des puissances économiques. Une bonne nouvelle
pour le 2e mandat de Lula, à qui on
pouvait reprocher la faible croissance
du pays par rapport au reste
de la région. Néanmoins, la dette
du pays atteint encore 45,7% du
PIB, même si le gouvernement
espère la réduire à 30 % dès 2010.
Des ressources naturelles
abondantes
Le Brésil dispose de 400 millions
d’hectares de terres cultivables, soit
22 % de la surface agricole utile
mondiale. Depuis plusieurs années,
l’agriculture brésilienne explose
et sa productivité a progressé de
40 % entre 1990 et 2004. Ainsi, la
production de soja a explosé : de
1,5 million de tonnes en 1970 à
54 millions en 2005. Celle du café
est passée de 1,28 million de tonnes
en 1984 à 2,36 millions en
2004, soit 35 % de la production
mondiale. Le Brésil fournit aussi
53 % de la consommation mondiale
de jus d’orange concentré et
fait partie des premiers producteurs
de sucre, de tabac et de viande.
La filière agricole représente 33%
du PIB brésilien, 47 % des exportations
et emploie 17 millions de
travailleurs. Le Brésil a également
développé une industrie agroalimentaire
forte (9,7 % du PIB). Elle
concerne principalement les produits
carnés, oléagineux et laitiers
ainsi que le café.
Une industrie diversifiée
La société brésilienne CVRD, dont
la valeur en Bourse atteint 83,5 milliards
de dollars, est le premier producteur et exportateur de fer au
monde et contrôle 40 % de la production
mondiale. Avec son rachat
en octobre 2006 du géant canadien
Inco, CVRD devrait atteindre la
première place pour la production
de nickel. Le Brésil possède une
industrie diversifiée et classée, dans
bien des secteurs, parmi les meilleures
mondiales : 4e place pour
l’industrie aéronautique avec l’entreprise
Embraer, 1er producteur
d’avions moyen-courrier, 5e plus
grosse industrie du caoutchouc,
7e rang pour le papier, 6e pour les
cosmétiques et 11e constructeur
automobile. La pétrochimie, la
sidérurgie, le textile et la cellulose
sont également des secteurs particulièrement
actifs.
Le champion de l’éthanol
En 1975, peu après le choc pétrolier,
le Brésil a mis au point le plan
Proalcool pour le développement
de l’éthanol. En 2006, le Brésil
aurait produit près de 166 millions
d’hectolitres d’éthanol, ce qui le
place juste derrière les États-Unis
(199 millions). L’objectif du Brésil
est de parvenir à 300 millions
d’hectolitres dans dix ans. Le pays a
aussi acquis son indépendance
pétrolière en 2006 grâce à l’exploitation
d’une nouvelle plate-forme
en pleine mer, au large de l’État de
Rio de Janeiro. La compagnie
publique Petrobras compte fournir
chaque jour 1,91 million de barils
de brut, alors que la consommation
est de 1,9 million de barils.
La Bourse
La Bourse de Sao Paulo, Bovespa,
regroupe les échanges d’actions des
Bourses régionales. Sa capitalisation
a été multipliée par trois entre
2001 et 2006. Les valeurs liées aux
matières premières comptent parmi
les valeurs phare de l’indice. En
2006, sa performance s’est élevée à
32,93 % et à plus de 25 % pour les
six premiers mois de 2007
Population :
186 M d’habitants.
Monnaie : real (0,379 euro).
PIB en 2006 : 1 000 Mds de dollars.
Croissance en 2006 :
3,7 % (2,9 % avant la réévaluation). |
 |
|