|
|
Le Pétrole
| | en partenariat avec |  | |
Connu depuis l’Antiquité, ce n’est qu’au XIXe siècle que le pétrole fut
largement utilisé. En 1856, Bucarest est la première ville éclairée au pétrole.
L’offre
Longtemps, les réserves de
pétrole furent considérées
comme inépuisables. En 1956,
un géologue, King Hubert,
publia un article selon lequel la
production américaine de pétrole
atteindrait son apogée en 1970.
Accueillie avec scepticisme, cette
théorie se révéla fondée.
Depuis, la
question des réserves de pétrole
agite aussi bien les États que les
industriels du monde entier.
Aujourd’hui, les analystes estiment
que les réserves mondiales pourraient
atteindre leur pic entre 2015
et 2030.Au-delà, la production des
différents puits ne fera que baisser,
jusqu’à ce que l’énergie dépensée
pour extraire le pétrole soit plus
importante que celle fournie par
les gisements.
Plus de 70% du
pétrole disponible sont concentrés
dans les pays membres de l’Opep
(Arabie saoudite, Émirats arabes
unis, Irak, Iran, Koweït, Qatar,
Algérie, Libye, Nigeria, Indonésie
et Venezuela). Alors même que les
explorations peuvent permettre de
découvrir de nouveaux gisements,
il est improbable que ceux-ci suffisent à répondre à la demande.
Il existe une multitude de pétroles
bruts, du plus léger, ou moins sulfureux,
au plus lourd.
Plus le
pétrole est léger, plus il est facile à
transformer et plus son prix estélevé. Le brent, issu de forages de la
mer du Nord, est un pétrole léger.
La demande
Le pétrole est la principale source
d’énergie et les énergies alternatives
comme l’éolien, la biomasse ou
le nucléaire (notamment en France),
ne couvrent qu’une partie minime
des besoins. Le développement économique mondial s’est appuyé
sur une croissance des dépenses
d’énergie. En 1950, la consommation
totale de pétrole était de
1,7 milliard de tep (tonne équivalent
pétrole). Vingt ans plus tard,
elle a été multipliée par 3 pour
atteindre 5,2 milliards de TEP, puis
6,9 milliards au début des années
80.
Le premier choc pétrolier des
années 1970 a conduit l’Europe et
les États-Unis à réduire leur
consommation. Celle-ci est néanmoins
en constante augmentation.
Depuis quelques années, le développement
de l’Asie a entraîné une
hausse importante de la demande.
La Chine se classe déjà comme le
deuxième pays consommateur,
après les États-Unis. Si elle produit
une grande partie de sa consommation,
ses importations ont tendanceà augmenter.
Le pétrole est utilisé pour les transports
(33 %), l’industrie (31 %),
l’usage domestique et tertiaire
(30 %), la sidérurgie (3,2 %) et
l’agriculture (2,8 %).
L’évolution
Le niveau des réserves déclarées est
probablement surévalué, alors que
l’offre ne couvre que tout juste la
demande. La concentration accrue
de la production dans les pays de
l’Opep, le conflit en Irak, les troubles
dans le delta du Niger, les
nationalisations des ressources en
Amérique du Sud ou encore les
relations entre Iran (4e producteur
mondial) et États-Unis accroissent
les incertitudes et font pression sur
les prix. En outre, la faiblesse persistante
du dollar a également des
conséquences sur le prix du baril.
La tendance des marchés
Le baril a atteint le prix record de
78 dollars pendant l’été 2006. La
douceur de l’hiver aux États-Unis
et en Europe a fait retomber les
cours, avant de remonter à près de
70 euros en juin 2007. La forte
augmentation des prix entre 2004
et 2006 a conduit à de nouveaux
investissements dans l’exploration
et la production de pétrole, ce qui
pourrait momentanément les assagir.
Mais, à plus long terme, les
analystes envisagent un baril à 100
ou 150 dollars. Cette hausse aurait nécessairement des conséquences
sur l’économie mondiale.
Principaux pays producteurs (2006) :
Ex-URSS, 12,1 M barils/jours ;
Arabie
saoudite, 8,6 M b/j ;
États-Unis, 8,4 M b/j.
Réserves mondiales estimées (2004) :
140 milliards tep
Offre mondiale(2006) :
85,2 M b/j.
Demande mondiale (2006) :
84,4 M b/j.
Cotation :
brent à Londres en $/baril. |
 |
|