|
|
Les Biocarburants
| | en partenariat avec |  | |
Face à la pollution engendrée par les énergies fossiles et aux ressources
limitées, les biocarburants apparaissent comme une alternative intéressante.
L’offre
Les biocarburants ont des propriétés
équivalentes au pétrole,
auquel ils peuvent se substituer
partiellement ou totalement
pour le fonctionnement des
moteurs essence (éthanol) ou diesel
(biodiesel). D’origine végétale,
ils pourront diminuer la dépendance
au pétrole aujourd’hui quasi
totale dans le secteur des transports.
De plus, leur combustion émet moins de polluants toxiques
et ils sont biodégradables.
L’éthanol est généralement produit
par des plantes à forte concentration
en sucre. Elles varient selon
les zones géographiques et les
matières premières disponibles. On
utilise ainsi la canne à sucre au
Brésil, le maïs aux États-Unis, la
betterave ou encore la pomme de
terre en Europe. L’éthanol peutêtre ajouté au carburant classique
jusqu’à 10 %. Au-delà, une légère
modification du fonctionnement
du moteur est nécessaire.
Le biodiesel provient, quant à lui,
principalement de l’huile végétale,
plus rarement de graisses animales.
Il est généralement produit avec
l’huile de colza en Europe, l’huile
de soja aux États-Unis ou l’huile
de palme en Malaisie et en
Indonésie. Il peut être mélangé au
diesel ordinaire jusqu’à 5 %, ou
jusqu’à 100 % après légère modification
du moteur. Mais de plus en
plus de constructeurs automobiles
conçoivent des moteurs dits « flexibles», directement compatibles et
capables d’analyser le taux de biodiesel
contenu dans le carburant.
La demande
Dans le cadre notamment du protocole
de Kyoto, de nombreux États souhaitent diminuer leurs émissions de CO2. Les transports
représentant à eux seuls environ un
quart des émissions de gaz à effet
de serre, la plupart des pays industrialisés
cherchent donc à inciter les
automobilistes à rouler vert.
Le Brésil est de loin le premier
consommateur d’éthanol destiné
au transport (devant les États-
Unis). La moitié des voitures y est
ainsi alimentée en E85 (carburant à
85 % d’éthanol). Quant à l’Union
européenne, elle a opté pour le
biodiesel, qui représente 75 % de
son marché des biocarburants.
L’évolution
L’Union européenne a fixé un
objectif de 5,75 % de biocarburant
dans la consommation totale de
carburants en 2010 (soit deux fois
plus qu’en 2005), et 20 % en 2020.
De même, la législation américaine
prévoit une augmentation
de sa production d’éthanol de
7,5 milliards de gallons d’ici à
2012. Pour atteindre ces objectifs
ambitieux, ces pays ont mis en
place des systèmes de subventions
et de détaxe. Mais l’orientation
des cours du pétrole joue également
un rôle majeur dans la compétitivité
des biocarburants.
Si l’enjeu de ce marché se révèle
considérable, les biocarburants ne
pourront pas pour autant remplacer
totalement le pétrole: les surfaces
cultivables sont elles-mêmes limitées,
et des cultures intensives
pourraient avoir des incidences
graves sur l’environnement. La
concurrence entre nourriture et
carburants risque donc de devenir
problématique. Pour diminuer
notablement la consommation de
pétrole, les biocarburants devront
par conséquent être accompagnés
d’une diminution générale de la
demande en carburants.
L’indice
L’indice ABN Amro Biofuels Total
Return est composé de contrats
futures adossés à des matières
premières qui interviennent dans
la production de biocarburants.
Cet indice est pondéré en fonction
de l’importance de ces différentes
matières premières dans la production
de biocarburants à travers
le monde. Le sucre, le maïs et
l’huile de soja représentent ainsi
actuellement 81 % de l’indice.
Celui-ci sera amené à être modifié
en fonction des évolutions
dans les productions d’éthanol et
de biodiesel.
Cotation :
l’ABN Amro Biofuels TR
Index est coté en dollars. |
 |
|