Le marché des énergies renouvelables explose. La demande augmente
et les coûts, quoique encore importants, ne cessent de baisser.
L’offre
Les énergies renouvelables ont
le vent en poupe. Certaines
sont très médiatisées, comme
les énergies solaire, éolienne
ou les biocarburants. Mais il existe
d’autres ressources : la géothermie, la
biomasse (bois d’énergie), les biogaz
(utilisation du méthane produit par
la fermentation des déchets organiques)
ou les piles à combustible.
Les énergies renouvelables représentent
environ 14 % de l’énergie
totale consommée dans le monde
et fournissent plus de 18 % de
l’électricité. Toutes ces ressources énergétiques ne se développent toutefois
pas au même rythme : 90 %
de l’électricité d’origine renouvelable
est de l’hydroélectricité, seule à
être immédiatement compétitive
face au nucléaire ou au charbon.
La demande
Ces énergies sont handicapées par
des coûts importants et des rendements
relativement faibles. Une
forte augmentation de la demande
ne peut donc venir que de l’affirmation
de volontés politiques qui
les imposent. C’est le cas, emblématique,
de l’Allemagne : elle a
décidé l’abandon total de l’énergie
nucléaire à l’horizon 2021. Par
conséquent, le pays concentre un
tiers de la production d’électricité
éolienne mondiale. Et cette énergie
correspond à 15 % de la puissanceélectrique nationale de l’Allemagne.
Cet État produit également les trois
quarts de l’électricité solaire européenne,
car il a choisi de poursuivre
une politique volontaire dans le
domaine énergétique. Enfin, le
secteur évolue différemment selon
les pays . Le record est détenu par
la Norvège, où 99,2 % de l’électricité
produite est hydraulique.
L’évolution
Les États-Unis, l’Union européenne
et la Chine ont mis en
place des programmes pour favoriser
les énergies renouvelables. Les
incitations financières destinées
aux consommateurs gonflent la
demande et provoquent une baisse
des prix des installations. Les techniques
utilisées sont encore jeunes,
et leur marge de progression est
importante, en termes de coûts et
de performances. Outre l’amélioration
des techniques existantes,
des recherches sont en cours pour
rendre exploitables des ressources
qui ne le sont pas actuellement.
La
mer pourrait ainsi devenir une
source d’énergie inépuisable : les
vagues, les courants et l’énergie
thermique (différence de température
entre le fond et la surface
des mers) pourraient s’ajouter aux
sources d’énergies renouvelables.
Parallèlement, la hausse des prix du
pétrole et du gaz naturel améliore
encore la compétitivité de ces énergies propres et illimitées.
En l’état actuel des connaissances,
remplacer intégralement les énergies « traditionnelles » par des énergies renouvelables n’est pas
un projet réaliste. Néanmoins, le
marché est en plein boom, et les
perspectives de croissance, s’il est
difficile de les appréhender à long
terme, apparaissent considérables.
Deux Indices
Les marchés de l’énergie solaire,
de l’énergie éolienne et des piles à
combustibles devraient connaître
une croissance de leur chiffre d’affaires
mondial de 16 milliards de
dollars en 2004 à plus de 100 milliards
en 2014. L’indice ABN Amro
Clean Renewable Energy Total Return
regroupe dix entreprises dont la plus
grande partie des bénéfices vient
des secteurs des énergies éolienne,
solaire, hydraulique/hydroélectrique,
géothermique, des piles à combustible
ou de la bioénergie. L’indice
ABN Amro Wind Total Return
regroupe neuf entreprises productrices
d'énergie éolienne.
Cotation :
l’ABN Amro Clean Renewable
Energy TR Index est coté en dollars.
l’ABN Amro Wind TR
Index est coté en euros. |
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