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Les indicateurs techniques ou indicateurs de tendance

Nous avons évoqué la diversité des outils d’analyse technique ; en la matière, la liste des indicateurs techniques dont disposent les investisseurs est impressionnante, beaucoup d'entre eux présentent d’ailleurs des similitudes trop marquées dans leur construction ou leur interprétation et offrent de fait peu d'intérêt.

Qu’est-ce qu’un indicateur ?
 
Un indicateur technique est une série de points utilisée pour analyser les titres boursiers dans le but de prédire l'évolution des cours. L’indicateur est une formule mathématique qui utilise le prix et/ou le volume d'un titre sur une période donnée pour mettre en évidence et exploiter des situations de marché.
Ils mesurent la vitesse et la qualité du mouvement des prix et servent à identifier :
- Les situations d’excès à la hausse et à la baisse par des niveaux de surachat ou de survente
- L’essoufflement de la tendance en cours grâce aux divergences
- La dynamique du marché grâce aux indicateurs de suivi de tendance.
 
Le problème lié aux indicateurs est qu’ils donnent facilement des signaux contradictoires. Certains sont plus pertinents sur des marchés directionnels alors que d’autre sont plus appropriés pour identifier des points de retournement. C’est pourquoi on les classe en deux catégories : les indicateurs de suivi de tendance et les oscillateurs.
 
Les indicateurs de tendance sont utilisés plutôt pour des marchés directionnels, mais ils peuvent s’avérer dangereux lorsque les marchés sont plats. Ils sont utiles pour entrer dans une tendance établie, trouver des niveaux de supports et de résistance et définir des objectifs.
 
Les oscillateurs captent les points de retournement ; c’est dans les phases de trading range ou non directionnelles que les oscillateurs se montreront les plus pertinents.
 
La notion de divergence 
 
Avant d’entrer dans le vif du sujet, attardons-nous sur la notion de divergence, un concept majeur dans l’interprétation des indicateurs techniques qui donne les signaux les plus pertinents.
Les divergences traduisent une déconnexion entre l’évolution des prix et celle de l’indicateur et suggèrent un probable renversement de la tendance en cours.
Ainsi, si un cours va de sommet en sommet alors que l’indicateur ne parvient pas à tracer de nouveaux plus hauts, on est en présence d’une divergence baissière qui suggère un repli probable des cours.
Les divergences haussières se produisent lorsque les cours baissent mais que l’indicateur se ne trace de nouveau plus bas : les vendeurs perdent leur pouvoir, un rebond sur les cours est probable.
 
 
 
Regardons le graphique du titre Metropole TV : un plus bas est atteint sur l’indicateur le 19 février 2009 tandis que les cours continuent d’établir de nouveaux planchers jusqu’au 9 mars. L’indicateur survendu a déjà repris un biais haussier, signifiant ainsi un retournement probable des cours. Le scénario inverse (divergence baissière) se dessine quelques semaines plus tard sur l'autre indicateur ici utilisé.

 

 LES INDICATEURS DE SUIVI DE TENDANCE

 
 
Moving Average Convergence Divergence (MACD)
 
Formule :
 
Ligne de MACD = MME26j – MME12j
 
Ligne de signal = MME9j ( ligne de MACD )
 
Nous avons vu que les moyennes mobiles servent à lisser l’évolution d’un titre pour en déterminer la tendance. Un indicateur plus avancé a été mis au point par Gerald Appel un analyste et gestionnaire de fonds américain.
Cet indicateur est composé de  deux lignes : la première ligne est la ligne de MACD, qui n’est autre que la différence entre deux moyennes mobiles exponentielles. Pourquoi exponentielles ? pour accroitre la sensibilité aux variations des cours ; elle est donc très réactive aux changements de prix. Nous la représentons en bleu sur nos graphiques.
La seconde est appelée ligne de signal ; c’est la moyenne mobile de la ligne de MACD ; elle répond moins rapidement aux changements de prix. Elle est représentée en rouge sur nos graphiques.
 
Interprétation :
Si la ligne MACD et la ligne de signal se croisent, ceci est considéré comme un changement de l’équilibre des forces entre acheteurs et vendeurs et représente un signe de changement de tendance très probable.
 
Quand la ligne de MACD passe au-dessus de la ligne de signal, les haussiers dominent le marché. Inversement, quand la ligne de MACD passe sous sa ligne de signal, ce sont les baissiers qui ont la main
 
L’apparition de divergence entre le MACD et les prix constitue un fort signal technique pour anticiper un retournement de tendance.
 
Notons également que la position du MACD par rapport la droite « zéro » traduit la force de la tendance ; plus elle s’en éloigne, plus la tendance est forte.
 
Quelles durées de moyennes choisir ?
Les valeurs des moyennes mobiles « standard » sont de 12 et 26 pour le MACD et 9 pour la ligne de signal. Il est noté MACD(12,26,9).
 
Exemple :
 
 
Regardons le graphique d’Alcatel en données quotidiennes. En haut, les cours sont représentés avec une moyenne mobile à 20 jours (en pointillé) et à 50 jours (ligne continue).
Sous les cours et les volumes, le MACD (12,26,9) est identifié par deux lignes (la ligne de MACD en bleu, celle de signal en rouge). On observe également un histogramme qui correspond à l’écart entre les deux lignes et ce, afin de faciliter la lecture de l’indicateur.
 
Nous avons identifié tous les croisements de MACD (flèche rouge pour un signal baissier et verte pour un signal haussier) ainsi que les divergences.
 
 
Au point A sur le graphique, le titre suit une tendance baissière et atteint un plancher. Dans son sillage, la ligne de MACD passe au-dessus de sa ligne de signal (l’histogramme devient positif) et indique un possible changement de situation qui ne tarde pas à se confirmer.
Notons que le croisement des cours avec la moyenne simple à 20 jours arrive plus tardivement, la reprise est déjà enclenchée.
 
Au point B, la valeur suit une tendance haussière au-dessus de sa moyenne à 20 jours. En septembre, le MACD atteint un sommet. Alors que les cours continuent de progresser, l’indicateur plafonne et dessine une divergence baissière. Celle-ci s’accentue en octobre, date d’un sommet sur les cours. Les vendeurs finiront par l’emporter. Il faudra attendre novembre pour que les cours repassent sous la moyenne à 20 jours et et confirment un changement de tendance.
 
Le MACD se montre donc plus réactif qu’un simple croisement des cours et des moyennes mobiles simples, c’est ce qui en fait son succès. Le revers, c’est que les signaux ne sont pas toujours d’un grand intérêt.
Aucun faux signal  n’est identifié sur notre exemple, quand bien même le potentiel s’est parfois avéré limité.  Les plus pertinents sont ceux apparus lorsque la tendance est solide et que le MACD est éloigné de sa ligne zéro. Cela s’entend, rappelons que c’est un indicateur de suivi de tendance.
 
Les bandes de Bollinger
 
Développées par l’américain John Bollinger, les bandes du même nom sont devenues l'un des outils les plus prisés de l'analyse technique. Elles permettent d'envelopper la moyenne mobile d'un titre entre deux bandes servant à la fois de support/ résistance, et/ou d'indicateur de tendance.
 
Les Bandes de Bollinger utilisent une moyenne mobile de cours ainsi que la volatilité de cette dernière. Elles reposent sur le principe de la corrélation entre l'évolution d'un cours boursier avec une loi dite normale. Si l'évolution des cours boursiers suit une loi normale, alors il y a 95% de chance que les cours se situent à plus ou moins deux écarts types de sa moyenne mobile.
L’auteur préconise l’utilisation d’une moyenne mobile à 20 jours ; la bande supérieure se calcule en y ajoutant deux écart-type (mesure de la volatilité), la bande inférieure en retranchant de la moyenne mobile deux écart-type
 
 
Interprétation :
 
- La force d’une tendance : Si les prix s’éloignent de leur moyenne, les bandes vont fortement s’écarter. Si les prix restent près de la moyenne, les bandes vont se rétrécir. L’usage des écarts type permet aux bandes de Bollinger de s’adapter rapidement. Plus l'écart entre les deux bandes est important, plus la tendance est forte. Notez sur le graphique suivant l’écartement des bandes de Bollinger de juillet à fin août (point A) dans la cadre d’une puissante vague de hausse.
 
- Les prix sont-ils hauts ou bas ? Selon l’auteur, les prix sont élevés au-dessus de la bande supérieure ; Il faudra alors des volumes très importants pour soutenir et accompagner une hausse des cours (et inversement sous la bande inférieure) (septembre 2009).
 
- Signe de retournement : Si le titre enfonce légèrement la bande inférieure et la réintègre rapidement, c’est le signe d’un début de hausse (et inversement en cas de dépassement avorté de la bande supérieure). Il est alors fréquent que le titre balaie l’intégralité de son bandeau  (illustration ; flèches rouges et vertes).
 
- Avertir d’une accélération : Les fortes accélérations se produisent souvent après un resserrement très étroit des bandes de Bollinger. Observons sur le graphique qui suit le point C : on constate un fort resserrement des bandes de Bollinger, suivi d’une accélération haussière.
 
-Si la tendance n’est pas clairement définie, les bandes de Bollinger jouent alors le rôle de support (bande inférieure) et de résistance (bande supérieure) (point B sur le graphique)
 
Exemple :
 

 

 

 

Le DMI ( Directional Movement Index)

 

Mis au point par l'américain Welles Wilder en 1978, le DMI est un indicateur qui permet d’identifier une éventuelle tendance et d’en apprécier la puissance.
 
Pour ce faire, l’auteur utilise trois courbes ; le DI+ et le DI- qui mesurent les pressions haussière (DI+ ) et baissière (DI-) exercées sur le titre et l’ADX qui en mesure la force.
 
 
Interprétation :
 
- La lecture de positionnement du DI+ et DI- l’une par rapport à l’autre permet de voir si le marché est dominé par les acheteurs ou par les vendeurs. Lorsque le DI+ franchit à la hausse le DI-, les acheteurs dominent le marché , il s’agit d’un signal d’achat. Inversement, lorsque le DI- passe au-dessus du DI+, la pression est baissière, c’est un signal de vente.
 
 
- La courbe de l’ADX « Average Directional Index » agit comme un second filtre. Elle  représente la moyenne mobile exponentielle de la différence relative entre le DMI+ et le DMI.  Son auteur préconise une moyenne à 14 jours.
L’ADX est un indicateur borné entre 0 et 100. Plus l’ADX est élevé, plus la tendance est forte et vice-versa. Selon l’auteur, si la courbe ADX est au-dessus de 25, il existe une tendance marquée ; C'est une situation favorable à la continuation de tendance en cours et au suivi des signaux du DMI.
Inversement lorsque l’ADX évolue sous 20, le marché évolue sans une réelle tendance, il est préférable de ne pas suivre les signaux générés par le croisement des DI.
 
- L’analyse dynamique de la courbe de l’ADX permet d’alerter sur d’éventuels retournements. Un retournement à la baisse de l’ADX s’il évolue au-dessus de 25 avertit d’un possible changement de tendance
 
- Dans sa forme initiale, le DMI s’applique sur des données hebdomadaires. Etudions le graphique de l’EURO-DOLLAR en données hebdomadaires de 2007 à début 2010. Nous avons matérialisé les signaux d’achat et de vente du DMI pour une valeur de l’ADX supérieure à 25 (signaux représentés par des flèches vertes pour l’achat et rouges pour la vente et traits verticaux sur l’indicateur). Six signaux seulement sont identifiés sur la période, tous s’avèrent efficaces.
 
 
Pour l’adapter à un horizon plus court, cet indicateur a été modifié aux cours des dernières décennies.
Alexander Elder a ainsi levé la contrainte initialement posée par le niveau de l’ADX. Pour lui,  l’orientation de l’ADX prime : un ADX en hausse invite à suivre la tendance dominante (haussière si le DI+ est au-dessus du DI- et inversement). Il recommande de rester à l’écart lorsque l’ADX est en repli et d’alléger ses positions.
Pour l’auteur, la configuration recherchée est un ADX qui chute sous les DI pendant un certain temps ; le redémarrage de la tendance est signifié lorsque l’ADX remonte de quatre points par rapport à son plus bas. On passera alors acheteur si le DI+ est supérieur au DI- et vendeur le cas échéant.
Cette adaptation permet une plus grande réactivité et génère plus de signaux.
 
 
 
La parabolique SAR 

Le SAR Parabolique (« SAR » pour Stop And Reversal) est un autre indicateur développé par J. Welles Wilder en 1978. Son objectif est d’identifier des points de retournement de tendance.

Il est conçu de telle sorte que la ligne des stops se rapproche des cours du titre au fur-et-à-mesure que le marché évolue dans notre sens. Lorsque le cours atteint un point SAR, on peut redouter un renversement de tendance. C’est pourquoi cet indicateur est très connu des traders qui ont coutume de l’utiliser pour placer leur stop de protection.
 

 

 

LES OSCILLATEURS
 
 
Contrairement aux indicateurs de suivi de tendance, les oscillateurs ont été élaborés pour identifier des situations de tension susceptibles de déboucher sur des retournements de tendance ; ce sont des indicateurs « avancés » dont la capacité prédictive est relativement courte ; c’est pourquoi il faut les privilégier dans une optique de court terme. L’utilisation la plus pertinente sur ce type d’indicateur est d’identifier des divergences.
Les oscillateurs les plus prisés aujourd’hui sont le RSI et la stochastique.
 
 
L'index de force relative (RSI)
 
Cet index, autre outil développé par J.W Wilder en 1978 est sans doute l'indicateur le plus populaire. Le RSI mesure le rapport des tendances à la hausse par rapport à celles à la baisse.
Il est borné et évolue en 0 et 100 %
 
Formule :

 

RSI = 100 – ( 100 / ( 1 + RS ) )
Avec RS = moyenne des clôtures en hausse / moyenne des clôture en baisse pour une période donnée

 

 
Le RSI est traditionnellement calculé sur 7, 14 ou 21 jours
 
Interprétation :
 
- Surachat/survente : Lorsque le marché est en forte hausse, le RSI tend vers 100 et quand il est en forte baisse, il tend vers 0.
En théorie, pour un RSI de 14 jours, une valeur du RSI supérieure à 70 indique une situation de surachat qui peut entrainer une correction à la baisse des cours.
Inversement, un RSI inférieur à 30 indique une situation de survente susceptible d’entrainer une correction à la hausse des cours.
La zone dite de neutralité correspond à une valeur du RSI proche de 50.
 
Pour un RSI à 7 jours, les bornes sont ajustées à 20 (zone de survente) et 80 (zone de surachat). Pour un RSI à 21 jours, on admet des limites à 35 et 65
 
Attention, il ne faut pas conclure hâtivement qu’un titre est à vendre parce qu’il est en zone de surachat et inversement. Ceci est d’autant plus vrai si le titre étudié suit une solide tendance.
Dans l’exemple qui suit, Le titre a connu une forte tendance haussière de juillet à octobre 2009. Regardez le RSI, durant cette période, il est en période de surachat au-dessus de la ligne des 70 et plafonne durant près de trois mois. Vendre un RSI suracheté se serait révélé une très mauvaise opération.
On évoque un signal lorsque le RSI sort de sa zone de tension et suggère une consolidation des cours. Ce type de signal doit généralement être confirmé sur un autre indicateur.
 
- Divergence : La principale utilisation de cet indicateur, celle qui donne les meilleurs signaux, consiste à rechercher des situations de divergence avec les cours. La divergence est d’autant plus significative si le RSI est en zone de tension (les points A, B et C sur notre graphique).
 

 

 

L'oscillateur stochastique
 
Crée par George Lane, c’est un indicateur de surachat/survente, basé sur la comparaison du dernier cours connu (cours de clôture), par rapport au plus haut et plus bas d’une période donnée. Comme bon nombre d’oscillateurs, le stochastique est borné et oscille entre 0% et 100%.
 
Il repose sur le principe que sur une forte tendance à la hausse, les prix de clôture sont concentrés sur le haut du range du jour ou de la période étudiée. Inversement, ces mêmes cours de clôture seront situés sur la partie base du range du jour ou de la période étudiée.
 
 
Il est composé de deux lignes appelées : une ligne dite rapide (le %K) et une autre plus lente (%D)
 
Formule :
 
%K = 100 ((C - Ln) / (Hn - Ln))
 
%D = moyenne mobile du %K ( souvent sur trois jours)
C :        clôture du jour
Ln :      plus bas des n derniers jours
Hn :      plus haut des n derniers jours
 

 Interprétation :

- Surachat/survente : Dans sa forme initiale, George Lane affiche deux droites horizontales fixes situées respectivement à 20 et 80. Lorsque la stochastique dépasse l’une de ces bornes, le titre est considéré en zone de « tension ».
Au-dessus de 80 (entre 80 et 100), il s’agit d’une zone de surachat tandis que le titre sera jugé survendu si la stochastique est inférieure à 20 (entre 0 et 20). Ce type d’utilisation doit être réservé à des situations de marché peu directionnelles.
 
-Signal d’achat/vente : Lorsque la stochastique est zone de tension, des signaux sont identifiés lors du croisement du %K et du %D.
Il s’agira d’un signal d’achat sur le %K croise à la hausse le %D en zone de survente et qu’il repasse le seuil des 20. Pour un signal vendeur, il faut que le %K croise à la baisse le %D en zone de surachat et casse le seuil des 80.
 
- Divergence : l’approche la plus intéressante de cet indicateur est celle basée sur les divergences entre les cours et l’oscillateur lorsque ce dernier se situe en zone de tension.
Quand les prix marquent de nouveaux sommets mais que les cours de clôture sont en bas du range de la période étudiée, la stochastique suggère un retournement de tendance.
 
Regardons le cas de SODEXO. Fin janvier/début février 2010 (point C sur le graphique) le marché est assez peu directionnel comme en témoigne l’évolution des moyennes mobiles.
La stochastique  est en zone de survente (au-dessous de 20, et un signal est donné par le croisement des %K et %D. Alors que les cours atteignent un plus bas, la stochastique remonte au-dessus de 20 et dessine une divergence haussière. Cette configuration annonce l’imminence d’un rebond des cours qui durera près d’un mois.
 
Durant ce rebond, la tendance est marquée et on observe rapidement que les stochastiques plafonnent au-dessus de 80. Dans ce cas, mieux vaut suivre la tendance et s’abstenir de suivre les signaux de l’oscillateur qui sont nombreux et inefficaces.

 

 

Le %R de Williams
 
Imaginé par Larry Williams en 1973, le %R est proche de la stochastique de Lane. Cet indicateur mesure la vélocité et cherche à identifier des retournements de tendance. C’est un indicateur borné qui évolue entre 0 et -100. La période d’étude préconisée par son auteur est de 14 jours.
 
 
Formule :
 
%R (n)= [(H(n) – C) / (H(n) – B(n))] * 100
 
H(n) : cours le plus haut des n derniers jours
C : cours de clôture
B (n) : cours le plus bas des n derniers jours
 
Interprétation :
 
Il existe plusieurs façons d’aborder le %R de Williams :
 
- en identifiant les zones extrêmes : la courbe du %R évolue dans trois zones bien définies : une valeur du % R supérieure à -20 (entre -20 et 0) traduit une situation de surachat susceptible d’entraîner une baisse des cours. Inversement, sous -80 ( entre -80 et -100), le marché est survendu. Entre -20 et 80, la tendance est neutre.
 
-en recherchant des situations de divergences entre le % R et les cours. De telles divergences se produisent assez rarement mais indiquent souvent de bonnes opportunités de trading.
 
 
Reprenons l’exemple de SODEXO en données quotidiennes. On s’aperçoit que cet indicateur donne les mêmes signaux dans les mêmes configurations que le stochastique mais de façon légèrement plus réactive.
 
Le momentum et le ROC  
 
Ces deux indicateurs sont très proches dans leur philosophie. Ils mesurent l’accélération ou la décélération d’une tendance. Ils marquent souvent leurs pics/creux avant même que les cours aient atteints leur extrême.
 
Momentum et ROC comparent le cours de clôture à celui de la n dernière séance.
Leur différence tient au mode de calcul. Le momentum s’obtient en soustrayant un cours passé au dernier cours connu, tandis que le ROC utilise une division du dernier cours par un cours passé.
 
Momentum = C – C(-n)
 
ROC = C / C(n)
 
Où 
C : cours de clôture
C(n) = clotûre de la n dernière séance.
 
Les périodes (n) couramment utilisées pour le calcul du momentum et du ROC sont 12 et 25 jours.
Plus ces indicateurs vont augmenter rapidement plus la progression des cours est rapide et forte. A l’inverse plus les indicateurs diminuent rapidement plus les cours baissent rapidement et fortement.
 
Quelle est leur différence ?
 
 
Le Momentum : contrairement à la majorité des oscillateurs, il n’est pas borné et évolue autour de la ligne 0. De fait, la recherche de situation de surachat/survente n’est pas pertinente sur cet indicateur
 
Le Rate Of Change (ROC) : Il se démarque du momentum dans la mesure où il est borné. Son avantage est donc de pouvoir identifier des situations de surachat/survente. Tout comme pour le momentum, l'utilisation des divergences peut également donner des informations pertinentes pour anticiper les retournements.
 
Nous avons repris le graphique SODEXO précédemment utilisé pour étudier les stochastiques et le %R de Williams. Nous y avons volontairement conservé les signaux donnés par les stochastiques et avons ajouté les deux indicateurs : ROC et momentum.
 
 
 
A l’évidence, ces indicateurs fournissent les mêmes informations avec un timing légèrement favorable aux stochastiques. Notez le double sommet sur le ROC fin février alors que le momentum (indicateur non borné) continue à progresser et que les stochastiques entament une divergence baissière.
 
Le CCI ( Commodity Chanel Index)
 
Développé par Donald R. Lambert, il fut à l’origine destiné à identifier les points de retournements sur les marchés de matières premières, qui sont par définition cycliques. Son utilisation s’est généralisée à l’ensemble des marchés et s’est en même temps éloignée des principes d’origine. Aujourd’hui, le CCI est un indicateur de vitesse, essentiellement utilisé pour fixer des niveaux de surachat/survente et détecter des divergences. C’est pourquoi on le retrouve dans la famille des oscillateurs.
Le CCI calcule l’écart entre le cours et sa moyenne sur x jours divisé par 1,5% de l’écart-type.
 
 
Formule :
 
Cours Moyen : CM = (H + B + C) / 3
Déviation Moyenne des n dernières séances : DM = 1/n × Somme |CM - MM(CMn)|
CCI = (CM - MM(CMn)) / 0.015 × DM
 
Avec :
H plus haut de la séance,
B plus bas de la séance,
C cours de clôture,
MM moyenne mobile.
 
 
Interprétation :
 
- L’auteur préconise de ne s’intéresser qu’aux seuls mouvements de marché qui correspondent avec un CCI supérieur à 100 ou inférieur à -100. Lorsque le CCI se trouve au dessus du niveau + 100, la tendance est fortement haussière, c’est un signal d’achat. A l’inverse quand le CCI se trouve sous -100, la tendance est fortement baissière, c’est un signal baissier.
Cette approche est intéressante car elle permet aux traders d’intervenir sur un titre seulement en période de forte tendance.
 
- A l’instar des autres oscillateurs, le CCI se prête parfaitement à la recherche de divergences entre les cours et l’indicateur pour mettre en alerte sur de possibles retournements de tendance.
 
Regardons à nouveau l'exemple sur Renault, auquel nous associons d'autres indicateurs dont le CCI, le RSI, et les stochastics. On remarque que lles oscillateurs fournissent quasiment les mêmes informations ce qui rend leur utilisation conjointe redondante.  Le CCI se montre toutefois plus réactif, ce qui en fait un outil particulièrement apprécié des traders.
 
 
 
 
Conclusion :
 
Premier constat, les oscillateurs fournissent quasiment les mêmes informations ce qui rend leur utilisation conjointe redondante. Les analystes ont coutume de sélectionner deux oscillateurs pour valider des signaux, notamment des divergences qui donnent les meilleurs signaux. Les plus utilisées sont le RSI, les stochastiques et les bandes de Bollinger.
 
Second constat, acheter un oscillateur survendu ou vendre un oscillateur suracheté ne donne pas de résultats profitables. En premier lieu, rappelez vous que les oscillateurs sont surtout utilisés sur des marchés peu directionnels. Un titre qui rentre dans une tendance baissière peut devenir survendu et le rester longtemps, tant que la tendance baissière n’est pas terminée (et inversement).
 
 
Les indicateurs techniques sont d’une aide précieuse, mais il est inutile de s’abreuver d’une multitude d’indicateurs qui ne seront pas toujours utilisés à bon escient. Un (ou deux) indicateur(s) de suivi de tendance et un  (ou deux) oscillateurs utilisés conjointement vous donneront des résultats pertinents si vous en suivez strictement les règles de fonctionnement. Apprenez à les utiliser sur des historiques de cours pour identifier ceux avec lesquels vous êtes le plus à l’aise. Mais gardez à l’esprit qu’ils ne sont pas infaillibles et les signaux donnés ne dispenseront jamais de règles strictes de gestion.
 
 
 
 
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