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Les warrants sont des valeurs mobilières de type optionnel qui offrent le droit d'acheter (call) ou de vendre (put) à un cours déterminé à l'avance (prix d'exercice ou strike) un actif (sous-jacent, support ou spot) jusqu'à une date prévue dès l'origine (échéance).
Ils permettent aux investisseurs de profiter de la volatilité du marché, à la hausse comme à la baisse, afin d’augmenter les performances du portefeuille.
Contrairement aux bons de souscription émis par les sociétés et aux options émises par Euronext (négociées sur le MONEP), les warrants sont émis par un établissement financier qui en assure la diffusion et la cotation. Les sous-jacents peuvent être des actions, taux d'intérêt, cours de devise ...
Les warrants possèdent, comme les options, une valeur temps qui se déprécie à l’approche de l’échéance. Il existe deux types de warrants : le warrant "US" qui peut s'exercer à tout moment, et le warrant "Europe" qui ne peut s'exercer qu'à échéance.
Dans la pratique et contrairement aux options, la différence est minime puisque l’investisseur a tout intérêt à revendre les warrants directement sur le marché plutôt que de les exercer.
Ils permettent tout aussi bien de gagner à la hausse (en achetant des call warrants) comme à la baisse (avec des put warrants), mais à la différence des options, ils ne peuvent être vendus à découvert. La perte maximale est donc limitée à l’achat initial.
La prime correspond au prix du warrant : Prime = valeur intrinsèque + valeur temps
Dans la pratique :
On suppose un warrant de prix d’exercice 50 euros ayant une valeur de 4.5 euros (prime) et dont le prix du sous-jacent est de 52 euros.
Valeur intrinsèque = 52 – 50 = 2 €
Valeur temps = 4.5 – 2 = 2.5 €
- Le prix d'exercice :
Le prix d'exercice peut être :
- Eloigné de son sous-jacent (hors de la monnaie).
Le prix d'exercice du warrant est supérieur au cours de l'action (s’il s’agit d’un call) ou inférieur au cours de l’action (s’il s’agit d’un put). La valeur intrinsèque est nulle, le warrant ne vaut qu'à travers sa valeur temps. De tels warrants amplifient davantage les mouvements de cotations des sous-jacents.
- Egal au spot (à la monnaie).
Il s’agit d'un warrant dont le prix d'exercice est égal au cours de l'action.
- Au-dessous du cours du support (dans la monnaie).
Il s’agit d’un warrant dont le prix d'exercice est inférieur au cours de l'action (call) ou supérieur au cours de l’action (put); la valeur intrinsèque du warrant est non nulle.
Plus le prix d'exercice est éloigné du cours de son sous-jacent, plus le risque est élevé et plus la prime sera faible.
CALL :
PUT :
- La valeur temps déterminée par l'échéance : la maturité
La valeur temps est « la valeur spéculative » du warrant.
Plus l'échéance est éloignée, plus la prime sera élevée et le risque sera nettement diminué. En revanche, plus l'échéance est rapprochée, plus la valeur temps s'efface. A échéance, seule la valeur intrinsèque demeure. Elle représente la différence entre le cours du spot et le prix d'exercice.

Dans la pratique :
Si l’on anticipe une variation brutale du cours du sous jacent, on privilégie en général un warrant dont la maturité est inférieure à 3 et dans le cas d’un mouvement plus lent, une échéance supérieure à 3 afin d’avoir suffisamment de temps pour que le scénario se réalise. La prise en compte de la valeur temps est essentielle pour le choix d’un warrant car il n’est pas rare qu’un investissement se révèle perdant alors que l’anticipation sur le sous-jacent était correcte. Dans un tel cas, la vitesse de réalisation du scénario étant trop lente, la diminution de la valeur temps est plus importante que l ’appréciation de la valeur intrinsèque.
Il détermine la sensibilité du warrant aux mouvements de son sous-jacent. C’est sa variation en euros pour une variation de 1 euro du sous-jacent ajusté à la parité. Un warrant dans la monnaie a un delta très proche de 50%.
Delta d’un call :
Le delta d’un call est toujours positif.
La variation du warrant va dans le même sens que celle du sous-jacent .
Par exemple, un call warrant ayant un delta de 60% signifie que si le sous-jacent gagne 1€, le prix du warrant augmente de 0.6€/parité.
Delta d’un put :
Le delta d’un put est toujours négatif.
La variation du warrant va dans le sens opposé à celle du sous-jacent.
Par exemple, un put warrant ayant un delta de -60% signifie que si le sous-jacent gagne 1€, le prix du warrant diminue de 0.6€/parité.

Le théta mesure la diminution du warrant dûe au passage du temps. Il est exprimé en pourcentage du cours du warrant pour un écoulement de 7 jours. Par exemple, un théta de -7% signifie – toutes choses égales par ailleurs – que 7 jours plus tard, le prix théorique du warrant aura diminué de 7 % par rapport à sa valeur initiale.
Le théta d'un warrant ayant une échéance lointaine (de l'ordre de 6 mois) aura un théta faible; en revanche, le théta d'un warrant proche de son échéance sera très élevé.
La volatilité d’un actif financier mesure l’amplitude de variation de son cours; elle est exprimée en pourcentage. Un titre dont le cours varie fortement d’un jour à l’autre aura une volatilité importante. En revanche, un actif financier dont le cours serait fixe aurait une volatilité nulle. Une volatilité forte implique des variations importantes du cours du support. Elle traduit par conséquent une possibilité plus ou moins importante pour que le cours du support du warrant dépasse le prix d’exercice.
La volatilité du support est la seule variable "exogène", (venant du dehors) rencontrée dans les modèles servant à évaluer un warrant. Pour achever le calcul, un estimateur sans biais de la volatilité doit être trouvé. En effet, le prix d’un warrant est calculé par différents modèles qui prennent en compte cinq paramètres (quatre sont connus : le prix d’exercice, le cours du sous-jacent -corrigé si besoin des dividendes-, l’échéance, et le taux d’intérêt) et un autre, appelé volatilité qui doit être estimé. Il est appelé volatilité " historique ". Cependant, la volatilité historique ne présage en rien de la volatilité future du sous-jacent, si bien que le prix théorique d’un warrant, calculé avec une volatilité historique est, sauf hasard, différent du cours de marché. Dès lors, il est d’usage de calculer une volatilité dite " implicite " qui correspond à celle contenue implicitement dans le cours de marché du warrant. La comparaison entre la volatilité historique (qui sert de référence) et implicite permet de juger de l’anticipation, par le marché, de l’évolution future de la volatilité du titre.
Un accroissement de la volatilité augmente la valeur du call et du put. Une baisse de la volatilité diminue la valeur du call et du put. La volatilité est une variable qui a une grande influence sur le prix d’un warrant. Un call (ou un put) sera d'autant plus cher que sa volatilité implicite est élevée. L'ordre de grandeur admissible pour les actions est de 30%, pour les indices 20% et les devises 10%.
Un warrant dont le sous-jacent est peu volatile aura une prime moins élevée à parité égale que celui ayant une forte volatilité.
Dans la pratique :
On privilégiera donc des warrants dont la volatilité du sous jacent est importante. Dans le cas de support peu volatile, il faut choisir une échéance assez longue ou un strike proche de celui du support (à la monnaie).
Elle détermine le nombre d’actions sur la base desquelles seront calculées votre plus-value si le cours du sous-jacent a dépassé le cours du prix d’exercice, à l’échéance. Par exemple, une parité 5/1 pour un call warrant signifie qu’il faut acheter 5 warrants pour avoir le droit d’acheter le sous-jacent à l’échéance.
Dans la pratique :
Il faut tenir compte des parités entre différents émetteurs si l’on veut comparer les prix d’un warrant dont les caractéristiques sont les mêmes (strike et durée).
Elle correspond au nombre minimum de warrants à acheter lors d’une transaction. Si par exemple la quotité est de 1000 cela signifie que votre achat devra être un multiple de 1000.
D’autres éléments (Bêta, Gamma, Thêta, Rhô, gearing, gearing réel…) peuvent être pris en compte pour le choix d’un warrant mais sont principalement réservés aux investisseurs avertis.
Le " pricer " est un outil permettant d’évaluer les warrants sur lesquels portera votre choix.
L'intérêt du warrant par rapport à un actif classique vient de son caractère optionnel, temporel et de l'effet de levier qui en découle.
- Sur le SRD, l'effet de levier est limité à 5.
- Sur un warrant il peut être beaucoup plus élevé : si le sous jacent évolue de 5%, certains warrants pourront évoluer de 50 voire 100%. Cet effet de levier peut être utilisé pour surperformer le marché. Cependant le warrant a une échéance. Si votre anticipation du marché est erronée, le cours de votre warrant à l'échéance ou même avant, peut être quasi nul.
- L'effet de levier :
Levier = cours du sous-jacent / (prix du warrant x parité)
Calcul de l’effet de levier ou élasticité
Effet de levier = levier x delta
Il s'agit du rapport entre le cours du sous-jacent et le cours du warrant (ajusté de la parité).
Point mort = prix d’exercice + (parité x prime)
Point mort = prix d’exercice - (parité x prime)
L'élasticité du warrant représente la variation en pourcentage du warrant pour une variation de 1% du sous-jacent. L’élasticité est supérieure à 1 pour les call et inférieure à 0 pour les put. Plus l’élasticité est importante en valeur absolue, plus le warrant amplifie la variation du support (à la hausse comme à la baisse). Attention cependant : lorsque l’échéance d’un warrant est proche, l’élasticité calculée est élevée. Mais l’élasticité d’un warrant en fin de vie ne reflète plus correctement son comportement en fonction de la variation du support. En effet, l’élasticité ne prend pas en compte la diminution de la valeur temps (exprimée par le théta) qui est bien souvent plus forte que la variation du prix du warrant due à la variation du support.
Toutes choses égales par ailleurs, un warrant en dehors de la monnaie a une élasticité forte. Un warrant dans la monnaie à une élasticité faible, tendant vers 1 pour le call et vers 0 pour le put.
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