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PIMCO : "Le mix attractivité sectorielle/qualité est bien plus favorable aux Etats-Unis"

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29/05/2020 | 15:22
Alors que l'économie rouvre progressivement, l'Agence Option Finance a interrogé Géraldine Sundstrom, Managing Director et gestionnaire de portefeuilles au bureau PIMCO de Londres, spécialisée dans les stratégies d’allocations d’actifs notamment avec son fonds GIS Dynamic Multi Asset Funds.

Comment envisagez-vous la sortie de crise ?

En évoquant une sortie de crise, vous faites peut-être preuve d'excès d'optimisme ! Cette crise revêt trois aspects : sanitaire, économique et financier. La mobilisation exceptionnelle des banques centrales et des pouvoirs publics a limité les dégâts sur les deux derniers aspects. En revanche, sans vaccin, nul ne peut aujourd'hui assurer que la crise sanitaire est derrière nous. Notre fonds prend en considération les réponses salvatrices des institutions mais aussi l'incertitude. Il s'agit de trouver le bon compromis entre prudence et gestion de conviction. Aujourd'hui, deux forces s'opposent de manière violente. Certains estiment qu'il faut vendre, d'autres, au contraire, assurent que le marché est encore source d'opportunité. Nous prenons en compte ces deux visions. Selon nous, le marché est légèrement trop cher, mais les valorisations restent dans les bornes de notre intervalle de confiance.

Comment cette vision se traduit-elle dans votre allocation ?

L'exposition du fonds aux actions est d'environ 20%, une proportion prudente certes, mais de conviction. Nous privilégions les secteurs qui connaissent encore de la croissance et dont les perspectives nous semblent prometteuses : la santé, la biotechnologie, la technologie. D'un point de vue géographique, nous ciblons essentiellement les Etats-Unis, la Chine et le Japon. En revanche, nous sommes très peu exposés à l'Europe, et ce pour deux raisons. Premièrement, les bilans des entreprises en Europe sont globalement moins solides qu'aux Etats-Unis. Deuxièmement, les secteurs que nous privilégions sont moins présents en Europe qu'aux Etats-Unis. En résumé, le mix attractivité sectorielle/qualité est bien plus favorable aux Etats-Unis.

Le marché du crédit offre-il du potentiel ?

Au niveau du crédit, notre exposition est modérée au compartiment de l'Investment Grade, dont les bilans solides et les entreprises représentées sont suffisamment diversifiées. En revanche, nous ne sommes quasiment pas exposés au High Yield en raison du risque trop important, selon nous, de défaut et de sa dépendance aux banques centrales. Certes, aujourd'hui, les banques centrales sont acheteuses du High Yield, mais ce soutien ne crée ni revenu, ni bénéfice. Or, une baisse des revenus conduit à une hausse de l'endettement et à une détérioration de la qualité de l'entreprise et donc détériore la capacité de rembourser son emprunt. Bien sûr, en cas de fort rebond de l'activité, nous réexaminerons notre position.

L'été qui s'annonce confirmera-t-il la santé du dollar et de l'or ?

Sur les changes, nous sommes depuis un an et demi vendeur d'euros et donc, acheteur de dollars. En premier lieu parce que les taux sont positifs aux Etats-Unis et négatifs en Europe. De plus, nous estimons la capacité de rebond de l'économie américaine plus importante que celle de l'économie européenne. Sur l'or, en revanche, nous sommes devenus plus prudents. Il faudrait une nouvelle détérioration de la conjoncture pour qu'il reprenne sa progression.

Quel regard portez-vous sur le regain de tensions commerciales ?

Les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine risquent de se prolonger au moins jusqu'aux élections américaines. Ce regain de tensions illustre en réalité un désir commun à tous les gouvernements : celui de rapatrier une partie de sa production, modifiant ainsi profondément la chaîne d'approvisionnement mondial. Mais cette politique a un revers : celui d'augmenter les coûts de production, et je doute que nous ayons les moyens de cette politique. La seule solution serait une robotisation accrue de pans entiers de notre activité : dans l'industrie, les services, la santé, etc. C'est la raison pour laquelle nous avons décidé d'investir dans les robots et plus largement les sociétés qui aident les entreprises à abaisser leurs coûts de production.

Propos recueillis par Pierre-Jean Lepagnot

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