EuropaCorp décroche de 8,09% à 3,75 euros après avoir publié des résultats annuels encore plus dégradés que prévu. Le groupe de production cinématographique avait confirmé à plusieurs reprises au cours des derniers mois que son exercice 2016/2017 afficherait des pertes "substantiellement supérieures" à celles constatées lors des exercices précédents. Au final, sa perte nette s'est creusée à 119,9 millions d'euros, contre -27,7 millions un an plus tôt, tandis que sa marge opérationnelle (avant frais généraux) est tombée dans le rouge, à -69,7 millions d'euros contre 37,3 millions en 2015/2016.

Les analystes prévoyaient un déficit opérationnel de 66 millions.

Cette contreperformance est liée à "l'échec de la stratégie américaine" d'EuropaCorp, tranche Gilbert Dupont dans une note. Le groupe a en effet fait état des mauvais résultats de plusieurs de ses films - Ma vie de chat ("Nine Lives"), Oppression ("Shut In"), Miss Sloane et The Circle - aux Etats-Unis qui n'ont pas permis de compenser les coûts de distribution nécessaires à la sortie des films, à grande échelle, dans ce pays. EuropaCorp a dû ainsi enregistrer plus de 100 millions d'euros de coûts.

Pour faire face à ces difficultés, EuropaCorp a décidé de recentrer le développement et la production sur la typologie de films qui a fait sa force, à savoir l'action et la science-fiction, et met l'accent sur les productions écrites et réalisées par Luc Besson, fondateur du groupe. La société de production espère ainsi renouer avec le succès en salle, avec un premier test qui se rapproche puisque le nouveau Besson, Valerian et les milles planètes, sortira le 21 juillet aux Etats-Unis et le 26 juillet en France.

Pour maîtriser ses coûts, EuropaCorp a réduit ses effectifs en distribution et marketing. La société avait aussi signé, début février, un accord pluriannuel avec STX Motion Pictures Group pour la distribution Salles aux Etats-Unis des prochaines sorties de films EuropaCorp. L'enjeu est cette fois de rendre ses dépenses de distribution plus efficientes.