Connexion
E-mail
Mot de passe
Retenir
Mot de passe oublié ?
Devenir membre gratuitement
Inscription
Inscription
Devenir membre
Inscription gratuite
Devenir client
Découvrez nos services
Paramètres
Paramètres
Cotations dynamiques 
OFFON

Accueil Zonebourse  >  Actions  >  Nyse  >  Ford Motor Company    F

FORD MOTOR COMPANY

(F)
  Rapport  
SynthèseCotationsGraphiquesActualitésNotationsAgendaSociétéFinancesConsensusRévisionsDérivésFondsCommunauté 
SynthèseToute l'actualitéCommuniquésPublications officiellesActualités du secteurAnalyses ZonebourseRecommandations des analystes

A Cuba, le coeur historique de La Havane orphelin des croisières américaines

share with twitter share with LinkedIn share with facebook
share via e-mail
0
14/06/2019 | 23:07

actualisé avec chiffres d'arrivées d'Américains au 6e paragraphe Photos de Yamil Lage et vidéo de Maylin Alonso

LA HAVANE (awp/afp) - Sa splendide Ford décapotable de 1934 rouge et blanche brille au soleil, mais aucun touriste ne monte dedans : la récente interdiction faite aux bateaux de croisière américains de se rendre à La Havane laisse Esteban Estrada pratiquement sans travail.

Garée près de la cathédrale au milieu d'autres vieilles berlines américaines - l'image de marque de la capitale cubaine -, sa voiture n'est pas la seule à ne pas trouver preneur.

"On est tous à l'arrêt alors que normalement, on serait tous en train de travailler", raconte ce chauffeur de 37 ans, "et ça fait plusieurs jours que ça dure".

A ses côtés, plusieurs dizaines de ses collègues tout aussi désoeuvrés discutent sur un banc ou tentent d'alpaguer les touristes : "Un taxi, princesses ?", dit l'un d'eux au passage de deux femmes.

Auparavant simple chauffeur de taxi, Esteban a sauté sur l'occasion au moment du boom touristique provoqué par le réchauffement diplomatique entre Cuba et les Etats-Unis fin 2014. Depuis cinq ans, il promène les touristes à travers les lieux emblématiques de la ville : le boulevard côtier du Malecon, la place de la Révolution, le Capitole...

Les Américains sont devenus très vite les deuxièmes visiteurs de l'île, derrière les Canadiens. Et sur les quatre premiers mois de 2019, ils ont été plus de 250.000 à venir, presque le double par rapport à 2018.

Mais le climat s'est refroidi entre les deux pays depuis l'arrivée à la Maison blanche de Donald Trump, qui multiplie les sanctions contre l'île socialiste. Derniers à en payer le prix : les bateaux de croisière américains, auxquels il a été interdit de faire escale à Cuba comme ils le faisaient depuis 2016.

"Pas de plan B"

Le 5 juin, certains chauffeurs de vieilles voitures américaines étaient sur le quai pour dire au revoir au dernier paquebot... en sachant que partait ainsi au lointain une grande source de revenus pour eux.

Pour l'Etat cubain, cela signifie moins de taxes (celles payées par les navires pour accoster), et pour les Cubains qui travaillent dans le tourisme, c'est une clientèle précieuse qui disparaît.

"Les touristes européens viennent généralement l'hiver, donc ceux qui nous permettaient de continuer à avoir du travail c'étaient les touristes américains des bateaux de croisière", explique Esteban. Les Américains peuvent encore venir à Cuba en avion, mais la majorité d'entre eux le faisaient par la mer.

Non loin de lui, Hector, qui conduit une Chevrolet rose de 1950, préfère ne pas donner son nom de famille. "Hier, je n'ai pas travaillé de la journée", confie-t-il. "Je me donne un mois, un mois et demi et si ça continue comme ça, je rends la licence".

Il se rappelle le temps où, avant même de commencer sa journée, une agence de voyages l'appelait pour réserver un tour de la ville de deux ou trois heures. Désormais il doit "chasser" le touriste, mais ses frais n'ont pas baissé : entre licence, parking, essence et assurance, ce métier lui coûte 30 dollars par jour.

"Le gouvernement doit faire quelque chose !", affirme-t-il. Plusieurs de ses collègues confirment que les autorités cubaines, prises de court, "n'ont pas de plan B".

Généreux touristes américains

Même le restaurant San Cristobal, devenu célèbre quand Barack Obama y a dîné avec sa famille en 2016, souffre : "Actuellement on est rempli à 20%, hier, on n'a servi que six tables", se plaint son propriétaire, Carlos Cristobal Marquez, 55 ans.

"On est repartis en arrière avec toutes ces mesures du président Trump", qui "nous affectent tous".

Yoel Montano, 44 ans, avait lui aussi misé sur le déferlement de touristes américains : il y a deux ans, il a quitté les champs de tabac pour aller dans la capitale. Sa calèche, tirée par la jument "Mulata", est désormais au chômage technique à l'ombre d'un arbre, dans la vieille ville.

"Quand venaient les bateaux de croisière, tout le pays était vivant, il y avait beaucoup de touristes". Aujourd'hui, "les places sont vides", c'est "trop triste".

Trump "veut en finir avec nous, avec Cuba, il est fou !". Pourtant, "les meilleurs touristes, ce sont les Américains : ils se comportent bien, ils sont gentils", assure Yoel.

"Les touristes américains donnent beaucoup de pourboires et cela motive nos employés", renchérit Eddy Basulto, 42 ans, le patron du restaurant "Al Pirata", dans une rue pavée du quartier touristique.

Eddy s'est spécialisé dans la "nourriture saine", avec beaucoup de légumes et de fruits dans sa carte, en pensant justement à ces touristes. Mais avec le départ du dernier paquebot, "nos ventes ont chuté de 60%".

"Ce matin, je n'ai vendu que deux petits-déjeuners", alors que "quand venait un bateau de croisière (...), je servais jusqu'à trois services de petits-déjeuners à la suite".

ka/bds/pg

share with twitter share with LinkedIn share with facebook
share via e-mail
0
Réagir à cet article
Réagir le premier
Publier
loader
Toute l'actualité sur FORD MOTOR COMPANY
14/06A Cuba, le coeur historique de La Havane orphelin des croisières américaines
AW
13/06VW dit être proche d'un accord avec Ford sur la voiture autonome
RE
13/06Coopération Ford-Volkswagen sur le point d'aboutir (Diess)
AW
12/06BOURSE DE PARIS : C'est l'accord existant ou pas d'accord du tout, dit Trump à l..
12/06EN DIRECT DES MARCHES : Dassault Systèmes, Renault, Ipsen, LafargeHolcim, CNP, A..
11/06VOITURE AUTONOME : Volkswagen met un terme à son partenariat avec Aurora
AW
11/06Slack prédit un bond de 50% de ses ventes avant ses débuts en Bourse
RE
11/06Wall Street rassurée sur le commerce et l'économie
RE
10/06BOURSE DE WALL STREET : Wall Street ouvre en hausse après l'accord USA-Mexique
RE
06/06Ford va fermer son usine de moteurs au Pays de Galles
RE
Plus d'actualités
Recommandations des analystes sur FORD MOTOR COMPANY
Plus de recommandations
Données financières ($)
CA 2019 146 Mrd
EBIT 2019 7 962 M
Résultat net 2019 3 608 M
Trésorerie 2019 8 936 M
Rendement 2019 6,15%
PER 2019 10,01
PER 2020 7,19
VE / CA 2019 0,21x
VE / CA 2020 0,20x
Capitalisation 38 938 M
Graphique FORD MOTOR COMPANY
Durée : Période :
Ford Motor Company : Graphique analyse technique Ford Motor Company | Zone bourse
Graphique plein écran
Tendances analyse technique FORD MOTOR COMPANY
Court TermeMoyen TermeLong Terme
TendancesNeutreHaussièreHaussière
Evolution du Compte de Résultat
Consensus
Vente
Achat
Recommandation moyenne CONSERVER
Nombre d'Analystes 21
Objectif de cours Moyen 10,5 $
Ecart / Objectif Moyen 7,8%
Révisions de BNA
Dirigeants
Nom Titre
James P. Hackett President, Chief Executive Officer & Director
William Clay Ford Executive Chairman
Joseph R. Hinrichs Executive VP & President-Global Operation
Robert L. Shanks Chief Financial Officer & Executive Vice President
Jeff Lemmer Vice President & COO-Information Technology
Secteur et Concurrence
Var. 1janvCapitalisation (M$)
FORD MOTOR COMPANY30.46%38 340
TOYOTA MOTOR CORP9.11%191 718
VOLKSWAGEN1.67%79 799
DAIMLER AG3.29%56 165
GENERAL MOTORS CORPORATION6.61%47 800
BAYERISCHE MOTOREN WERKE AG0.00%45 096