New York (awp/afp) - Le groupe américain de produits d'hygiène de grande consommation Kimberly-Clark a déçu Wall Street mercredi en annonçant un bénéfice net trimestriel inférieur aux attentes et des objectifs financiers prudents pour 2019.

Le groupe, qui s'est doté d'un nouveau PDG en octobre en la personne de Michael Hsu, ne parvient toujours pas à trouver la recette pour contrer les effets de change défavorables qui affectent ses performances financières depuis de longs mois.

Il a vu son bénéfice net chuter de 33,4% à 411 millions de dollars au quatrième trimestre 2018, plombé particulièrement par une hausse des coûts (frais généraux, dépenses marketing) de l'ordre de 5,7%, selon un communiqué.

Ce résultat s'est traduit par un bénéfice par action ajusté des éléments exceptionnels, référence en Amérique du Nord, de 1,60 dollar contre 1,65 dollar attendu en moyenne par les analystes financiers.

Le dollar fort a fait reculer légèrement les ventes de 0,7% à 4,56 milliards de dollars, contre 4,45 milliards escomptés.

Hors dollar - qui a rogné les ventes de 4% - la croissance organique des ventes a été de 3%, tient à souligner Kimberly-Clark.

Cette dynamique devrait s'étendre à 2019, qui s'annonce comme une année "difficile", a prévenu M. Hsu, cité dans le communiqué.

Le fabricant des lingettes jetables et de papier toilette Cottonelle table sur un bénéfice par action ajusté compris entre 6,50 et 6,70 dollars et une baisse de 1 à 2% des ventes comparé à 2018.

Les marchés anticipent eux un bénéfice à 6,78 dollars et une petite baisse de 0,6% des ventes.

À Wall Street, le titre dévissait de plus de 3% dans les premiers échanges.

Sur l'ensemble de l'année 2018, Kimberly-Clark a enregistré des ventes de 18,5 milliards de dollars, en hausse de 0,75%, pour un bénéfice net de 1,4 milliard, en chute de 38%.

La société n'a ainsi pas bénéficié de son plan de restructuration, qui comprend la suppression de 5.000 à 5.500 postes dans le monde. Le groupe, connu également pour sa marque de papier toilette Scott, prévoit aussi de fermer une dizaine de sites industriels pour réduire les coûts et simplifier la chaîne de production et les frais généraux.

afp/rp