New York (awp/afp) - Les stocks de pétrole brut aux Etats-Unis ont enregistré une baisse surprise la semaine dernière et les importations ont chuté au plus bas depuis février, selon les chiffres publiés mercredi par l'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA).

Lors de la semaine achevée le 12 avril, les réserves commerciales de brut ont reculé de 1,4 million de barils pour s'établir à 455,2 millions, là où les analystes interrogés par l'agence Bloomberg anticipaient une hausse de 2,3 millions de barils.

"Ce rapport reflète un retour à la normale sur le port de Houston", l'un des deux principaux ports d'exportation de pétrole brut du pays avec celui de Corpus Christi également au Texas, a réagi Phil Flynn de Price Futures Group.

Ce port a connu des perturbations durant plusieurs semaines après un incendie fin mars dans un complexe pétrochimique, qui a engendré de fortes perturbations sur l'activité.

"Les exportations vont pouvoir commencer à repartir de l'avant", a également affirmé Phil Flynn.

Celles-ci ont été relativement inchangées pour le moment, à 2,40 millions de barils par jour (mbj), contre 2,35 mbj une semaine auparavant. Les importations de brut ont pour leur part reculé au plus bas depuis février, à 5,99 mbj contre 6,60 mbj la semaine précédente.

Les perturbations sur le port de Houston avaient contribué à la forte hausse des stocks de 17 millions de barils lors des trois précédentes semaines dans le pays.

Les stocks d'essence ont pour leur part baissé de 1,2 million de barils, soit un peu moins que le repli de 2,3 millions anticipé par les analystes.

Ils sont en baisse de 3,4% par rapport à leur niveau d'il y a un an et sont 1% en-dessous de la moyenne des cinq dernières années.

Les réserves d'autres produits distillés (fioul de chauffage et gazole) ont reculé de 400.000 barils, là où les analystes prévoyaient un repli plus important de 1 million.

Elles s'affichent en hausse de 1,9% par rapport à leur niveau d'il y a un an et en baisse de 5% par rapport à la moyenne des cinq dernières années.

Les stocks de brut s'inscrivent de leur côté en hausse de 6,5% par rapport à la même époque l'an dernier et sont 2% sous la moyenne des cinq dernières années à cette période.

Egalement scrutés puisqu'ils servent de référence à la cotation du pétrole à New York, les stocks de brut WTI du terminal de Cushing (Oklahoma, sud) ont, eux, diminué de 1,6 million de barils, pour s'établir à 44,4 millions de barils.

La cadence des raffineries s'est dans le même temps stabilisée, ces dernières fonctionnant en moyenne à 87,7% de leurs capacités, contre 87,5% la semaine précédente.

Tout comme la production américaine, qui s'est établie à 12,1 mbj en moyenne, proche du record historique de 12,2 mbj.

Au cours des quatre précédentes semaines, les Etats-Unis ont au total consommé en moyenne 20,1 mbj de produits raffinés, soit 3,6% de moins qu'à la même période l'an dernier. La demande d'essence a reculé de 0,2% tandis que celle d'autres produits distillés a baissé de 7,6%.

Le cours du baril de pétrole à New York hésitait après cette salve de données sur le marché: il lâchait 4 cents, à 64,01 dollars, vers 15H30 GMT sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

afp/rp