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Alexis Tsipras accepte le projet de sauvetage sous condition

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01/07/2015 | 13:13
ATHÈNES ACCEPTE LE PROJET DE RENFLOUEMENT SOUS CONDITION

ATHENES/BRUXELLES (Reuters) - Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a écrit à ses créanciers internationaux pour leur dire que la Grèce était susceptible d'accepter leur offre de renflouement publiée le dimanche 28 juin, sous réserve que plusieurs modifications y soient apportées.

Alexis Tsipras doit s'exprimer sous peu en public, a par la suite indiqué un responsable du gouvernement.

En échange de son acceptation, Athènes dit vouloir un prêt de 29 milliards d'euros pour couvrir le service de sa dette concernant les échéances des deux prochaines années.

Dans sa lettre, que Reuters a pu consulter, Alexis Tsipras demande notamment le maintien d'un taux de TVA plus bas pour les îles grecques et un délai pour la suppression de l'allocation de solidarité aux retraités les plus modestes.

"Comme vous le noterez, nos amendements sont concrets et ils respectent totalement la solidité et la crédibilité de l'architecture du programme d'ensemble", écrit le chef du gouvernement de la gauche radicale.

Les ministres des Finances de la zone euro doivent discuter de la demande grecque lors d'une téléconférence à 15h30 GMT, mais, selon de premières réactions, la missive vient trop tard et contient des éléments difficiles à accepter pour les membres de l'Eurogroupe.

Bien que la lettre soit datée du 30 juin, elle est arrivée après la fin de la téléconférence des 19 ministres des Finances de l'Eurogroupe mardi soir et l'expiration du plan de sauvetage international mardi à minuit, moment également où la Grèce n'a pu rembourser 1,6 milliard d'euros dus au Fonds monétaire international.

"La République hellénique est prête à accepter cet (...) accord en fonction des amendements, additions et clarifications suivantes, dans le cadre d'une extension du programme FESF en cours d'expiration et du nouvel accord de prêt MES pour lequel une demande a été présentée ce jour", écrit Tsipras dans sa lettre révélée par le Financial Times.

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a indiqué que la lettre venait trop tard et qu'elle n'avait pas apporté de clarification supplémentaire. Ce n'est pas une base pour des négociations sérieuses pour le moment, a-t-il indiqué.

Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, s'est refusé pour sa part à commenter la lettre, tout en ajoutant être en "contact permanent" avec Athènes et les autres autorités.

(Renee Maltezou, Alistair Macdonald et Paul Taylor; Danielle Rouquié pour le service français, édité par Véronique Tison)

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Réagir à cet article
xeneol - Il y a 4 ans arrow option
après l'heure, c'est plus l'heure. il faut arrêter de nous saouler avec le roman de la Grèce. C'est fini
1
  
benhap - Il y a 4 ans arrow option
De toutes façons les grecs n'avaient aucune intention de faire même un referendum : comment l'auraient-ils organisé en moins de 5 jours ? En plusieurs décennies ils n'ont pas été capables ni d'avoir un cadastre, ni un recensement de la population à jour ... donc incapables de lever l'impôt ... comment pourraient-ils organiser un referendum en moins de 5 jours ??? Ils voulaient juste retendre la main pour que les européens continuent à les abreuver d'argent, ce qui est le plus mauvais service que l'on peut leur rendre. Moratoire sur leur dette (ce qui est plus noble et crédible que de faire semblant qu'ils rembourseront un jour : ils n'en ont ni les moyens ni l'intention d'ailleurs), retour à leur monnaie et le peuple grec souverain qui décide librement des meilleurs moyens pour eux de revenir à la croissance.
  
  
iggy - Il y a 4 ans arrow option
c est pas faux benhap mais aucun pays ne peut rembourser sa dette a l heure actuelle de toute facon.ce probleme sera un jour ou l autre a résoudre donc soit l effacer soit prendre sur l epargne
  
  
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