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DB et Commerzbank renoncent à fusionner, augurant d'autres mariages en Europe

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25/04/2019 | 14:50

(Actualisation: rencontre entre les dirigeants des deux banques jeudi, réaction en Bourse, déclaration du ministre allemand des Finances, résultats de Deutsche Bank au premier trimestre)

LONDRES/FRANCFORT (Agefi-Dow Jones)--Les banques allemandes Deutsche Bank et Commerzbank ont mis fin jeudi à leurs discussions en vue d'un rapprochement, réduisant ainsi à néant les espoirs du gouvernement allemand de redresser les deux groupes en créant un champion allemand du secteur bancaire.

"Après une analyse attentive, il est devenu évident qu'un tel rapprochement ne serait pas dans l'intérêt des actionnaires des deux banques ou d'autres parties prenantes", a déclaré Commerzbank.

L'échec des pourparlers pourrait inciter d'autres établissements financiers à mettre la main sur l'une ou l'autre des deux banques allemandes et pourrait augurer le plus vaste mouvement de consolidation dans le secteur bancaire européen depuis la crise financière.

Après des années de flirt, Deutsche Bank et Commerzbank avaient annoncé en mars l'ouverture de négociations officielles en vue d'une fusion. Confrontées aux pressions de leurs actionnaires et du gouvernement allemand, les deux banques cherchent un moyen de se redresser après des années de restructuration et de performances financières décevantes.

Un rapprochement aurait permis aux deux groupes de réduire considérablement leurs coûts en supprimant des dizaines de milliers d'emplois et en abaissant les coûts de financement de Deutsche Bank, grâce à une prise de participation directe de l'Etat dans la banque et aux importants dépôts de la banque de détail de Commerzbank.

Cependant, Deutsche Bank et Commerzbank ne sont pas parvenues à déterminer comment surmonter les difficultés d'intégration des technologies, des services administratifs et d'autres activités des deux banques. Elles n'ont pas non plus trouvé de solution à la dilution à laquelle les actionnaires auraient été confrontés en cas de rapprochement.

Les présidents du directoire et du conseil de surveillance des deux banques se sont rencontrés jeudi matin à Francfort pour sceller la décision de renoncer à un rapprochement, a indiqué une personne informée de cette réunion. Deutsche Bank envisageait de se retirer des négociations depuis une semaine, en raison des coûts et de la complexité d'une fusion ainsi que de difficultés à convaincre les actionnaires de l'intérêt d'une alliance, ont précisé des personnes proches des discussions.

De son côté, Commerzbank, qui souhaitait conclure un accord, commençait à perdre patience, ont souligné certaines sources. Certains conseillers de la banque avaient l'impression que les dirigeants de Deutsche Bank étaient divisés sur la stratégie de la banque, au détriment des discussions avec Commerzbank.

A la Bourse de Francfort, le titre Deutsche Bank reculait de 0,3% en début d'après-midi, après avoir gagné jusqu'à 4% dans la matinée. L'action Commerzbank accusait un repli de 2,3%.

Commerzbank susceptible d'être reprise par une banque étrangère

En l'absence d'un rapprochement, les deux banques vont devoir relever une myriade de défis. Commerzbank est toutefois considérée par de nombreux investisseurs comme la plus stable des deux banques. Depuis 2016, elle a réduit ses effectifs et s'est concentrée sur les dépôts et les prêts commerciaux. Cela lui a permis d'augmenter sa base de clients ainsi que le volume de prêts accordés aux entreprises allemandes de taille moyenne.

Ces mesures ont également contribué à en faire une cible potentielle pour des banques non allemandes. UniCredit, qui possède sa propre filiale en Allemagne, a indiqué qu'elle pourrait soumettre une offre pour Commerzbank si les négociations avec Deutsche Bank échouaient, selon une personne proche de la banque italienne. Les investisseurs et les analystes estiment que les autres grandes banques de la zone euro, dont BNP Paribas, Banco Santander et ING, pourraient être d'autres candidates au rachat de Commerzbank.

Deutsche Bank, en revanche, pourrait devoir affronter seule un avenir difficile. Elle est beaucoup plus dépendante que Commerzbank des activités de trading et de banque d'investissement, a perdu des parts de marché au profit de ses concurrentes américaines dans des secteurs clés et souffre de coûts de financement plus élevés que nombre de ses concurrents. Signe du scepticisme des investisseurs, son cours de Bourse représente un tiers seulement de sa valeur comptable déclarée.

Certains investisseurs et analystes estiment que Deutsche Bank doit réduire la voilure ou se retirer des activités de banque d'investissement qui perdent de l'argent, avec ou sans fusion.

Deutsche Bank a étudié ses options pour remodeler certaines activités, y compris la création d'une structure de défaisance qui hébergerait ses actifs indésirables et susceptibles d'être liquidés.

Possible rapprochement entre DWS et la gestion de fortune d'UBS

Les responsables de sa division de gestion de fortune, DWS, qui est cotée en Bourse, ont discuté d'un éventuel rapprochement avec les activités de gestion de fortune de la banque suisse UBS, entre autres options, selon des personnes proches du dossier. Dans le cadre d'une telle opération, Deutsche Bank resterait probablement le principal actionnaire de DWS, avec l'objectif de développer l'entité issue de la fusion, tandis qu'UBS détiendrait une participation dans cette dernière.

Ces pourparlers ne sont pas exclusifs et il n'est pas certain qu'ils aboutissent à un accord, a indiqué une personne proche du dossier, en précisant que le calendrier d'un éventuel accord est incertain. Jeudi matin, le patron d'UBS, Sergio Ermotti, a refusé de commenter les spéculations sur un rapprochement avec DWS.

Deutsche Bank et Commerzbank restent aux prises avec des taux d'intérêt négatifs en zone euro, qui pèsent sur les marges nettes d'intérêt. Elles sont également confrontées à un marché très concurrentiel en Allemagne.

L'échec des négociations représente un coup dur pour le gouvernement allemand, actionnaire à 15% de Commerzbank, qui cherchait à créer une banque plus forte pour financer la croissance de la base industrielle du pays, dans un contexte de ralentissement économique. Tout en prenant acte de la décision de Deutsche Bank et Commerzbank de renoncer à une fusion, le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz, a déclaré jeudi que les entreprises allemandes avaient besoin de banques compétitives au niveau mondial.

Deutsche Bank et Commerzbank avaient engagé des discussions après que le gouvernement allemand les a assurées qu'il ne s'opposerait pas aux dizaines de milliers de suppressions d'emplois qu'un rapprochement aurait requis.

Cependant, Deutsche Bank a affirmé jeudi qu'une fusion avec Commerzbank "n'aurait pas apporté d'avantages suffisants pour compenser l'augmentation des risques d'exécution, des coûts de restructuration et des exigences de fonds propres". La banque a également dévoilé, avec un jour d'avance, des résultats trimestriels meilleurs que prévu.

Au premier trimestre, généralement difficile pour les banques, Deutsche Bank a dégagé un bénéfice net de l'ordre de 200 millions d'euros, soit un montant nettement supérieur aux 55 millions d'euros anticipés par les analystes.

Si le produit net bancaire du groupe et les revenus de la banque d'investissement ont diminué au premier trimestre, Deutsche Bank a néanmoins indiqué être en bonne voie pour atteindre ses objectifs de coûts et de rendement des fonds propres ROTE.

-Jenny Strasburg, Ben Dummett et Patricia Kowsmann, The Wall Street Journal

(Version française Valérie Venck) ed: ECH - LBO

Agefi-Dow Jones The financial newswire

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