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OFFON

Mathieu
Burbau

Analyste Devises

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Docteur Donald et Mister Trump

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10/09/2018 | 09:37

En 18 mois au pouvoir, Donald Trump nous a habitués à tout et son contraire. Imprévisible, le président américain multiplie les déclarations contradictoires. Une personnalité ambivalente, dont on peine à croire qu’elle soit celle d’un fin stratège.



Trump le populiste, Donald le président

A l’origine, l’ambition de Trump n’était pas tant de devenir président des Etats-Unis que de bousculer les apparatchiks d’un parti Républicain dont la reconnaissance à l’égard de ses nombreuses donations lui semblait trop légère.

Et pourtant, à l’ère d’internet et des réseaux sociaux, à l’époque de la prolifération des moyens de communication où il n’a jamais été aussi aisé de manipuler l’opinion, le magnat de l’immobilier a franchi les étapes une par une jusqu’au verdict final.

Grâce à une campagne maîtrisée dans les Etats-clés et au manque de charisme de ses adversaires, à coups de promesses démagogiques et d’arguments fallacieux, le milliardaire a finalement quitté la Trump Tower pour la Maison-Blanche.


Trump les gros bras, Donald le poltron

Vindicatif sur Twitter, mielleux entre quatre yeux.

Soutenant ouvertement Marine Le Pen au deuxième tour de l’élection présidentielle française, Trump n’a eu de cesse de critiquer ses adversaires, Emmanuel Macron en tête. Quelques mois plus tard, une rencontre entre le nouveau dirigeant français et son homologue américain dans un restaurant de la Tour Eiffel donnait à Donald l’occasion d’étaler sa complaisance à l’égard du pensionnaire de l’Elysée.

Même méthode avec Kim Jong Un. D’abord copieusement Insulté et menacé à plusieurs reprises sur les réseaux sociaux, le dictateur nord-coréen s’est finalement vu bénéficier d’une poignée de main plutôt chaleureuse à Singapour en juin dernier.

Autre fantaisie lors du dernier G7, alors qu’un accord autour d’un communiqué commun fut conclu au Canada lors d’un sommet entre chefs d’Etat, Mister Trump s’est d’abord éloigné de ses confrères et des caméras pour dégainer son smartphone et balayer l’entente d’un tweet assassin.

Et les exemples ne manquent pas. Jean-Claude Juncker à Bruxelles puis à Washington, Theresa May à Londres, Vladimir Poutine à Helsinki, ou même les responsables chinois à la Maison-Blanche, ont tous eu droit aux gesticulations mièvres et très éphémères d’un homme dépassé par sa fonction.

Trump le protectionniste, Donald l’incompétent

Lorsque Trump mène de concert une gigantesque réforme fiscale et une politique protectionniste décomplexée, Donald s’émeut de la force du billet vert. Pourtant moins d’impôts et moins d‘importations, c’est plus de croissance et d’inflation. La situation oblige la FED, garante de la stabilité des prix, à relever ses taux régulièrement pour éviter un dérapage des prix. Le phénomène amplifie mécaniquement l’attrait du Dollar, alors Trump accuse la banque centrale, dont il a lui-même nommé le président. Indirectement, il critique sa propre politique et ses propres choix. Une merveille de ridicule.

En outre, le credo "America First" cher au dirigeant américain crée de nombreuses tensions diplomatiques, provoque un ralentissement de la croissance mondiale et contribue à plonger les économies émergentes dans la difficulté. Une situation qui, si elle s’aggravait, pourrait in fine se retourner contre les grandes puissances mondiales.

Donald Trump fait honte à l’Amérique et décroche définitivement la palme du pire président de l’Histoire des Etats-Unis. La concurrence de certains de ses prédécesseurs, en particulier dans les rangs républicains, était pourtant féroce.


Mathieu Burbau
© Zonebourse.com 2018
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calcucius
Le 11/09/2018 à 17:36
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On est sur un site de bourse et d'économie. Qu'on nous parle de Trump quand il tweete une connerie qui impacte les marchés ok, mais en parler tous les jours jusqu'en faire une analyse psychologique, ce n'est ni le lieu, ni le métier des analystes financiers.
C'est tout ce que je dis.
Je préfèrerais qu'on m'explique pourquoi l'or baisse depuis des semaines par exemple où d'autres aspects liés à la finance dont je ne trouve les réponses
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fred1806
Le 11/09/2018 à 14:55
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ouais bof Trump il est méchant il est bête et il comprend rien à rien...on nous rabâche ça à longueur de temps. On connait sa méthode maintenant : arriver en menaçant de l'arme nucléaire et repartir avec un accord, parfois modeste. Quoiqu'il en soit et même si il n'est pas à l'origine de tout, la situation semble lui donner raison.
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iggy
Le 11/09/2018 à 15:33
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et c 'est la bonne méthode?.QUE crois tu qui va se passer quand toutes les eco emergentes ou les pays comme la france vont se manger le crack grace à ce monsieur.Les us vont sortir indemne? ....aucun pays ne fonctionne que par lui meme et ce con la est en train de se tirer une balle pied a force d aller trop loin.IL EST pas a l'origine de tout mais il y a grandement participé
  
  
calcucius
Le 10/09/2018 à 17:42
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il n'y a pas d'autre sujet que Trump ? On nous le vend à toutes les sauces...
Trump a failli déclencher la 3è guerre mondiale, Trump a un niveau intellectuel de CM2, Trump va jouer au golf, Trump a une perruque ridicule, Trump à la plage (...)
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iggy
Le 11/09/2018 à 15:26
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ben en meme temps , il me casse les couilles tous les jours sur les marchés donc difficile de faire autrement.Il est responsable de ce qui se passe.
  
  
Renet
Le 10/09/2018 à 17:16
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Un peu de philosophie :
On perçoit la rationalité comme un ordre moral et une fin en soi. Tous ceux qui ont une vision utopique de la société, qu’elle soit socialiste, libérale, religieuse rêvent de mettre en place un ordre social qui à la différence des systèmes actuels serait cohérent et qui représenterait le triomphe de la raison sur le chaos.
Or, dans ce monde qu’on peut définir comme chaotique et qui peut le rester longtemps, il y a débat sur ce qui est rationnel en politique. La raison ne nous dit pas ce que nous devons vouloir.
Dans l’approche Cartésienne, Française, la raison freine et contient les passions (les passions sont le PB) mais dans d’autres approches dessinées par exemple par le philosophe écossais David Hume aux 18 ème, les passions sont utilisées pour facilter la résolution du problème.
« La raison est et ne doit être que l’esclave des passions » D Hume.
Trump il est bien dans le registre des passions mais il n’est pas pour autant irrationnel et en tout cas son administration semble agir dans le registre de la raison.
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iggy
Le 11/09/2018 à 15:27
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rien que pour avoir une coupe de cheveux comme ca, faut etre plus qu irrationnel
  
  
benteo
Le 10/09/2018 à 16:48
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Oui. Bravo ! vous avez résumé ce que pensent beaucoup de gens sans l'exprimer. Il n'y a pas que les devises que vous maitrisez si bien ..
  
  
iggy
Le 10/09/2018 à 12:09
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bravo pour l avis assumé.
  
  
gaguil
Le 10/09/2018 à 10:24
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oui, bien, analyse pertinente mais la suite, c'est quoi? Little Big horn? Trump défait dans le marigot par les indiens/ emergents/ mondialistes du multilateralisme ou bien un futur calqué sur un passé à l'histoire malsaine?
qui va perdre des plumes? les indiens ou les Napo ( nationaliste/poupulistes)?
cordialement;
G.Guillaume