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OFFON

Mathieu
Burbau

Analyste Devises

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ETATS-UNIS : Docteur Donald et Mister Trump

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07/10/2018 | 08:58

En 18 mois au pouvoir, Donald Trump nous a habitué à tout et son contraire. Imprévisible, le président américain multiplie les déclarations contradictoires. Une personnalité ambivalente, dont on peine à croire qu’elle soit celle d’un fin stratège.


Trump le populiste, Donald le président

A l’origine, l’ambition de Trump n’était pas tant de devenir président des Etats-Unis que de bousculer les apparatchiks d’un parti Républicain dont la reconnaissance à l’égard de ses nombreuses donations lui semblait trop légère.

Et pourtant, à l’ère d’internet et des réseaux sociaux, à l’époque de la prolifération des moyens de communication où il n’a jamais été aussi aisé de manipuler l’opinion, le magnat de l’immobilier a franchi les étapes une par une jusqu’au verdict final.

Grâce à une campagne maîtrisée dans les Etats-clés et au manque de charisme de ses adversaires, à coups de promesses démagogiques et d’arguments fallacieux, le milliardaire a finalement quitté la Trump Tower pour la Maison-Blanche.

Trump les gros bras, Donald le poltron

Vindicatif sur Twitter, mielleux entre quatre yeux.

Soutenant ouvertement Marine Le Pen au deuxième tour de l’élection présidentielle française, Trump n’a eu de cesse de critiquer ses adversaires, Emmanuel Macron en tête. Quelques mois plus tard, une rencontre entre le nouveau dirigeant français et son homologue américain dans un restaurant de la Tour Eiffel donnait à Donald l’occasion d’étaler sa complaisance à l’égard du pensionnaire de l’Elysée.

Même méthode avec Kim Jong Un. D’abord copieusement Insulté et menacé à plusieurs reprises sur les réseaux sociaux, le dictateur nord-coréen s’est finalement vu bénéficier d’une poignée de main plutôt chaleureuse à Singapour en juin dernier.

Autre fantaisie lors du dernier G7, alors qu’un accord autour d’un communiqué commun fut conclu au Canada lors d’un sommet entre chefs d’Etat, Mister Trump s’est d’abord éloigné de ses confrères et des caméras pour dégainer son smartphone et balayer l’entente d’un tweet assassin.

Et les exemples ne manquent pas. Jean-Claude Juncker à Bruxelles puis à Washington, Theresa May à Londres, Vladimir Poutine à Helsinki, ou même les responsables chinois à la Maison-Blanche, ont tous eu droit aux gesticulations mièvres et très éphémères d’un homme dépassé par sa fonction.

Trump le protectionniste, Donald l’incompétent

Lorsque Trump mène de concert une gigantesque réforme fiscale et une politique protectionniste décomplexée, Donald s’émeut de la force du billet vert. Pourtant moins d’impôts et moins d‘importations, c’est plus de croissance et d’inflation. La situation oblige la FED, garante de la stabilité des prix, a relevé ses taux régulièrement pour éviter un dérapage des prix. Le phénomène amplifie mécaniquement l’attrait du Dollar, alors Trump accuse la banque centrale, dont il a lui-même nommé le président. Indirectement, il critique sa propre politique et ses propres choix. Une merveille de ridicule.

En outre, le credo « America First » cher au dirigeant américain crée de nombreuses tensions diplomatiques, provoque un ralentissement de la croissance mondiale et contribue à plonger les économies émergentes dans la difficulté. Une situation qui, si elle s’aggravait, pourrait in fine se retourner contre les grandes puissances mondiales.

Donald Trump fait honte à l’Amérique et décroche définitivement la palme du pire président de l’Histoire des Etats-Unis. La concurrence de certains de ses prédécesseurs, en particulier dans les rangs républicains, était pourtant féroce.


Mathieu Burbau
© Zonebourse.com 2018
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Bounty26
Le 08/10/2018 13:18
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les impots le chomage sont en baisse et la bourse américaine n'a jamais été aussi haute!!!!!! a t on cela en France????????????? réponse non
  
  
bidule49
Le 08/10/2018 11:43
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Complètement à côté de la plaque. Ne mérite pas de passer sur un site comme Zone Bourse.
  
  
eyme2000
Le 08/10/2018 08:18
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visiblement l'auteur de ce billet est encore moins au fait de l'économie que trump !

lorsque Trump critique la hausse des taux, ce n'est pas sa politique fiscale et protectionniste qui favorise l'emploi et la croissance US qui est en cause mais les vieux mécanisme des vieux dirigeants de la FED qui veulent à tout prix ralentir la machine et le potentiel inflationniste. L'inflation qui n'est pas une gageure pour les peuples, bien au contraire puisque c'est l'inflation qui permet aux peuples de voir leurs crédits devenir insignifiants. Par contre, l'inflation grignote les épargnes des riches, c'est la seule raison qui fait que depuis 40 ans, ces riches dominateurs ont mis en place ces mécanique de régulation de l'inflation...

Un peu de vision économique et sur la gouvernance mondial serait largement bénéfique à cet auteur de ZB !
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valid15
Le 07/10/2018 21:38
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Nombre de chômeurs aux us 3.7 , en France 10 , c.est quoi cet article
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toutenhaut
Le 07/10/2018 10:18
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Sorry, mais ce constat est flagrant, d'autant que l'argumentation est très bien déroulée au fil du texte et chaque affirmation est vérifiable.... Parler de bashing anti-trump est totalement infondé..!!
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bidule49
Le 08/10/2018 16:17
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Je ne vois pas où ce billet développe une quelconque argumentation. C'est juste un texte à charge sur Trump. Il faut bien constater que les "euromondialistes" sont à la fête avec lui. Avant tous les dirigeants européenns étaient au garde à vous devant les mondialistes Obama/Clinton et maintenant ils rasent les murs comme sur le dossier iranien. Trump est là parce que la majorité citoyenne en avait marre de la vision que lui imposaient les minorités "immigrationnistes" et LGBT.
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Toudoudou
Le 07/10/2018 09:41
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On aura compris que c'est un parti pris contre Trump, bien triste tout ça...mais la mode est au Trump Bashing.

Je ne nie pas ses erreurs, mais l'emploi et la croissance US n'a plus été aussi positive depuis bien des présidents américains, et bien que Trump s'emmêle les pinceaux dans ses déclarations économiques - on voit bien que ce n'est pas non plus un fin financier - il a le mérite de faire ce qu'il dit et de ne pas se mettre à genoux devant la mondialisation de la pensée.

Alors autant le pamphlet contre lui se discute, autant la conclusion est quelque peu honteuse je trouve, le traiter de pire président de l'Histoire des USA, on lui préfèrerait un Obama plus intellectuel, consensuel, glamour qui fait du mal à son pays mais avec classe, qu'un Trump pas très fin mais un battant pour son pays, tout est dans l'apparence de nos jours...
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