Le domaine du courtage n’échappe pas à la règle qui veut qu’une concurrence accrue tend à faire baisser les prix. Depuis plusieurs années la Lettre de l’observatoire de l’épargne publiée par l’AMF montre en effet un tassement des frais de transactions. Une tendance confirmée par l’édition 2026 qui vient de paraître.
Autour de 0,5% dans les réseaux
Dans le cadre d’un PEA, les frais sont désormais plafonnées à 0,5% du montant de l’ordre. Mais cette limite correspond aussi au tarif moyen constaté pour les comptes-titres dans les banques de réseau… du moins pour les gros ordres. Il faut compter 0,47% pour un ordre de 10.000 euros et 0,49% pour un ordre de 5.000 euros sur Euronext Paris.
Les transactions de 1.000 euros nécessitent en revanche de dépenser un peu plus : 0,65% en moyenne dans les neufs établissements testés.
Bien qu’étant les prestataires les plus couteux, les banques de réseau ont toutefois réduit leurs niveaux de facturation depuis cinq ans. En 2021, il fallait compter 0,79% pour un ordre de 1.000 euros et 0,54% pour un ordre de 5.000 euros.
Les néo-brokers secouent le marché
Cette pression sur les prix est depuis plusieurs années la conséquence de l’influence des banques et courtiers en ligne. Cette année encore, et sans surprise, ces opérateurs restent bien en dessous des banques traditionnelles.
Un ordre de 1.000 euros à Paris induit 0,45% de frais, le tarif baissant même à 0,19% en moyenne pour une transaction de 5.000 euros. Même les ordres passés à l’étranger demeurent ici contenus : 0,31% par exemple pour une opération de 5.000 euros sur le Nasdaq.
Il n’empêche que depuis peu, ce sont surtout les néo-brokers qui agitent le marché (voir tableau en bas de page). Opérant souvent depuis un autre pays européen, ils ne réclament en moyenne que 0,15% pour un ordre de 1.000 euros et 0,06% pour un ordre de 5.000 euros (à Paris). "Dans le Panel, deux néo-brokers sur sept annoncent la gratuité des frais de courtage", précise même la publication.

Attentions aux "à-côté" et conditions
La lettre de l’observatoire de l’épargne n’oublie toutefois pas de rappeler que dans la jungle des tarifs il convient de comparer ce qui est comparable et de savoir lire entre les lignes.
La gratuité des transactions n’est parfois applicable qu’à un nombre d’ordres limité ou à des investissements programmés. Quant à la gratuité des droits de garde (généralement de mise chez les opérateurs en ligne contrairement aux banques de réseau), elle peut être remise en cause dans certains établissements pour les clients peu actifs.
Enfin, il est important de souligner que des frais annexes sont parfois à prévoir. Ainsi des frais de correspondants ou des commissions de change sur certains ordres passés à l’étranger. Ainsi également de la fiscalité locale, à l’image de la taxe sur les transactions financières applicable en France sur les grandes capitalisations (0,4%).

























