Connexion
E-mail
Mot de passe
Retenir
Mot de passe oublié ?
Devenir membre gratuitement
Inscription
Inscription
Devenir membre
Inscription gratuite
Devenir client
Découvrez nos services
Paramètres
Paramètres
Cotations dynamiques 
OFFON

Accueil Zonebourse  >  Actualités  >  Economie / Forex  >  Toute l'info

Actualités : Economie / Forex

Toute l'infoSociétésIndices / MarchésEconomie / ForexMat. PremièresTauxBarons de la boursePro. de la financeAgendaSecteurs 
Toute l'infoEconomieDevises / forexStatistiques MacroéconomiquesCryptomonnaiesCybersécuritéCommuniqués

France-Des centaines de migrants de retour à Calais

share with twitter share with LinkedIn share with facebook
share via e-mail
0
27/02/2017 | 12:16

* La "jungle" avait été démantelée et vidée à l'automne dernier

* La préfecture évoque "quelques cas isolés"

* Des anciens de la "jungle" et des nouveaux arrivants

par Pierre Savary

CALAIS, 27 février (Reuters) - Des centaines de migrants, dont de nombreux mineurs, nouveaux arrivants ou anciens de la "jungle", sont de nouveau présents à Calais et dans ses alentours, sous la pression des forces de l'ordre qui tentent de leur faire quitter la ville.

Tous les soirs, dans un entrepôt d?une zone industrielle du nord de Calais géré par l?association "l?Auberge des migrants", des bénévoles préparent les distributions de nourriture et de vêtements chauds avant de se rendre à la gare de Calais et dans des points de rencontre fixés au téléphone avec les migrants.

"Ils ont notre numéro d?astreinte, ils savent nous joindre en cas d?urgence et il savent que tous les soirs à la même heure nous distribuons", dit Gaël Manzi de l?association "Utopia 56".

Des bois voisins, de la ville, une centaine de migrants arrivent à la gare pour un repas préparé dans les cuisines de l?entrepôt par les bénévoles de "Refugee community Kitchen". Au même moment, dans d?autres lieux dans la ville, une maraude distribue des dizaines de repas à d?autres migrants.

Des adolescents qui ont rejoint le centre d?hébergement de Saint-Omer reviennent à Calais en fin de semaine, en même temps que les camions qui traversent la Manche.

"Sur Calais aujourd?hui, ils sont 300-400 environ", estime Gaël Manzi qui perçoit comme une "provocation" les chiffrage de la préfecture évoquant quelques cas de retour isolés.

Un deuxième fourgon arrive chargé de pulls, gants, pour contrer le froid piquant. La demande la plus forte est celle de sacs de couchage et de chaussures dont les bénévoles manquent.

Une dernière voiture arrive, une équipe de soignants néerlandais qui officiait dans la "jungle" démantelée et vidée à l'automne dernier des quelque 10.000 personnes qui l'occupaient.

"OU VOULIEZ-VOUS QUE J'AILLE" ?

Ils prennent en charge les blessures liées au froid, à la violence et au manque d?hygiène.

"Je viens d?arriver, je suis ici depuis neuf jours", explique Yeman, un Erythréen de 17 ans entouré de nombreux jeunes hommes et filles qui ont fui l'Erythrée et le Soudan.

"Je suis parti par la Libye puis l?Italie et la France. C?est la première fois que je viens à Calais. Nous sommes plusieurs dans ce cas ici, mais il y a des anciens qui ont connu la jungle et qui peuvent nous guider, on connaît vite la ville."

Un de ses compatriotes, Elias, 17 ans également, est lui un ancien de la "jungle", où il dit avoir passé neuf mois.

"J?ai fait une demande pour aller au Royaume-Uni et je suis parti dans un centre d?accueil pour mineurs à Lyon. Quand j?ai reçu la réponse négative à cette demande, je suis revenu à Calais. Où vouliez-vous que j?aille ?", explique-t-il.

Il dit observer un changement de comportement des forces de l?ordre qui veulent selon lui décourager les migrants de rester.

"Quand on est arrêtés, on reste longtemps à la police puis on est relâchés loin de Calais, il faut des jours pour revenir à pied. Des fois, ils déchirent les sacs de couchage, prennent les chaussures et disant il ne faut pas revenir."

Gaël Manzi parle de "politique de la dissuasion" qui selon lui ne va pas faire renoncer les candidats.

"Nous voulons éviter un point de fixation", confirme un responsable de la préfecture pour justifier la présence en nombre de CRS devant le local du Secours catholique.

Les migrants peuvent y passer en journée, se mettre au chaud, recharger un téléphone.

Le Secours catholique, "devant l?urgence de la situation sanitaire", a souhaité ouvrir des douches dans des modulaires.

La ville tente de s?y opposer en justice et les policiers dissuadent les migrants d?y aller. Le Secours catholique a saisi le défenseur des droits. (Edité par Yves Clarisse)

share with twitter share with LinkedIn share with facebook
share via e-mail
0
Réagir à cet article
Réagir le premier
Publier
loader
Dernières actualités "Economie / Forex"
20:44"Gilets jaunes-Liste des mesures annoncées par l'exécutif
RE
20:12France-Macron décrète l'"état d'urgence économique et sociale"
RE
20:12Macron annonce qu'il rencontrera les maires région par région pour batir le socle d'un nouveau contrat pour la nation
RE
20:11Macron-défiscalisation des heures supplémentaires dès janvier, annulation de la hausse de la csg pour les retraités qui percoivent moins de 2.000 euros (et non 1.000) par mois
RE
20:09Macron-il faut une réforme profonde de l'etat, de l'assurance chomage et des retraites
RE
20:08Macron répète qu'il ne réintroduira pas l'isf, "revenir en arrière nous affaiblirait", mais les avantages indus et les évasions fiscales seront combattus
RE
20:07Macron-défiscalisation des heures supplémentaires dès janvier, annulation de la hausse de la csg pour les retraités qui percoivent moins de 1.000 euros par mois
RE
20:06Macron demande au gouvernement de faire en sorte que le smic augmente de 100 euros par mois de plus à partir de janvier 2019
RE
20:06Macron décrète "l'etat d'urgence économique et sociale"
RE
20:05Macron-nous pouvons trouver une voie pour nous en sortir tous ensemble
RE
Dernières actualités "Economie / Forex"
Publicité