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La course aux technologies d'Aramco remise en cause par l'entrée en bourse?

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10/11/2019 | 11:47

Dhahran (awp/afp) - Des robots aux drones renifleurs, le géant pétrolier saoudien Aramco investit dans les innovations technologiques malgré la faiblesse des prix du brut mais sa très attendue entrée en bourse pourrait remettre en cause sa stratégie face à la volonté de gains rapides d'investisseurs privés.

Pour la première fois, l'Arabie saoudite propose de vendre une part de son fleuron national sur le marché financier de Ryad, dans une opération présentée comme la pierre angulaire d'un ambitieux plan du prince héritier Mohammed ben Salmane pour réformer l'économie de son pays trop dépendante du pétrole.

L'entrée en Bourse d'Aramco à Ryad, et éventuellement plus tard sur une place internationale, augmenterait la pression de marges bénéficiaires plus élevées sur une société qui, jusqu'à présent, n'était responsable que devant le gouvernement.

"Aramco n'a jamais eu à répondre aux investisseurs demandant des comptes sur ses résultats trimestriels. Cela changera avec l'introduction en Bourse", indique à l'AFP Ellen Wald, auteure du livre "Saudi Inc".

Ces dernières années, l'entreprise la plus rentable au monde a augmenté ses dépenses en recherche et développement alors que la plupart de ses concurrents les ont diminuées en raison du recul des prix du brut.

Aramco a ainsi déclaré avoir dépensé 591 millions de dollars en 2018 pour la recherche, contre 507 millions de dollars en 2017.

Drones "renifleurs"

Ses réussites technologiques ont été présentées à la presse lors d'une récente visite à son vaste siège social de Dhahran, dans l'est de l'Arabie saoudite, aux airs de banlieue américaine avec ses bâtiments soignés, ses écoles et ses centres commerciaux où vivent 15.000 employés.

Dans une salle de contrôle, les ingénieurs étaient aux commandes d'ordinateurs devant des écrans géants indiquant le flux de pétrole des champs de production aux raffineries ou aux terminaux d'exportation vers le monde entier.

Des employés ont présenté à la presse les innovations en matière de forage, des robots agiles qui rampent sur les oléoducs pour effectuer des réparations et des drones "renifleurs" détectant les fuites.

"Au cours des cinq dernières années, nos dépenses en recherche et développement ont plus que doublé", argue Ahmad al-Khowaiter, directeur de la division technologie d'Aramco.

Le mastodonte de l'or noir affirme que ses 1.300 ingénieurs répartis dans 12 centres de recherche à travers le monde -de Pékin à Detroit- lui permettent de déposer de nouveaux brevets chaque année.

Mais, selon la compagnie, le bénéfice net au premier semestre 2019 a chuté de près de 12% pour s'établir à 46,9 milliards de dollars, en raison de la baisse du prix du brut.

Et, la firme restant vulnérable aux fluctuations des prix, certains Saoudiens craignent que l'introduction en Bourse l'oblige à se plier aux exigences de ses futurs actionnaires.

"La recherche crée des technologies utiles pour Aramco (mais) certains projets peuvent ne pas être commercialement viables", avance Ellen Wald.

"Il est compréhensible que certains membres de l'entreprise craignent qu'il y ait des pressions pour réduire ou modifier sa stratégie en recherche et développement", estime-t-elle.

"Vache à lait"

Selon les analystes, Aramco pourrait proposer 2 ou 3% de ses parts sur le marché financier de Ryad --les inscriptions à l'offre publique d'achat débuteront le 17 novembre. Une introduction sur une place internationale reste en revanche incertaine.

L'Arabie saoudite entend tirer de cette opération de quoi financer un ambitieux programme de diversification de son économie.

Mais des analystes se demandent si l'introduction en Bourse sera constructive pour Aramco.

"Aramco est le pilier de l'économie saoudienne", observe le groupe Energy Intelligence dans une analyse, avec "une culture d'entreprise et des compétences (...) reconnues comme les meilleures au Moyen-Orient".

"En faisant entrer Aramco en Bourse, Ryad risque de toucher à sa dernière vache à lait", prévient le groupe.

Il est peu probable que les actionnaires entraînent un changement radical de la stratégie de la société, mais il pourrait y avoir des pressions si le cours de l'action baisse, soulignent des analystes.

afp/rp

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