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La politique fiscale sera discutée lors de la réunion de la BCE, estime Newton IM

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11/09/2019 | 13:21
Paul Brain, directeur de la Gestion Obligataire chez Newton IM (BNY Mellon Investment Management) estime que le ralentissement du commerce mondial depuis le milieu de l'année 2018 met la politique monétaire, qui est actuellement le seul outil à la disposition des banques centrales, sous pression. Cette situation a laissé présager que ce sera bientôt au tour de la politique budgétaire d'intervenir sur le marché européen, explique le professionnel.

Suite aux discussions lors de la dernière réunion de la BCE, le marché a déjà commencé à prendre en compte dans les prix une légère baisse de ses taux et une reprise de ses opérations d'achat.

Pour Paul Brain, la "japonisation" de l'Europe est appelée à se poursuivre, avec en toile de fond la possibilité croissante que la BCE fixe des taux d'intérêt encore plus bas. La persistance de taux d'intérêt négatifs suscite des interrogations quant à la stabilité économique et le ralentissement actuel pousse la BCE à s'interroger sur la portée réelle de la politique monétaire tout en suggérant qu'il y a encore beaucoup à faire.

D'après le gérant, une baisse modeste de ses taux (peut-être -10 points de base) n'est pas susceptible de redresser l'économie européenne et, malheureusement, cela renforce la structure négative des taux qui est si dommageable pour le secteur bancaire et les épargnants.

Pour lui, d'autres mesures de relance via l'achat d'actifs et le renforcement de liquidités au sein du secteur bancaire peuvent aider jusqu'à un certain point, mais on appelle de plus en plus à une intervention des États pour augmenter les dépenses budgétaires.

À l'avenir conclut Paul Brain, il se pourrait bien que les marchés se trompent de cible avec leur obsession pour les réunions des banques centrales : nous devrons tous nous concentrer davantage sur la politique.

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