BRUXELLES, 30 mai (Reuters) - Les vingt-sept pays membres de l'Union européenne ont approuvé jeudi à l'unanimité le retrait de l'UE du traité sur la Charte de l'énergie, jugé contraire aux engagements communautaires pour la réduction des émissions de carbone et la "neutralité" climatique.

Le traité sur la Charte de l'énergie (TCE), signé en 1994 par l'UE, notamment, et entré en vigueur en 1998, vise à promouvoir la coopération internationale dans le secteur de l'énergie et accorde une protection juridique aux investisseurs dans ce domaine.

La France, comme d'autres pays européens (Allemagne, Espagne, Pays-Bas, Luxembourg, Pologne), s'est officiellement retirée du traité en décembre 2023.

"Je suis très heureux et vous remercie tous autour de cette table pour avoir travaillé si dur avec la présidence belge afin de surmonter l'impasse sur ce dossier", a déclaré la ministre belge de l'Energie, Tinne Van der Straeten.

Les députés européens avaient massivement approuvé le retrait lors d'un vote le mois dernier. L'écologiste Anna Cavazzini, rapporteure pour la commission du Commerce international, avait alors dénoncé un traité "fossile et dinosaure", "hostile au climat".

"C'est un moment historique et une véritable victoire pour les militants de la justice climatique en Europe", a réagi dans un communiqué Climate Action Network, un réseau mondial d'ONG environnementales. (Reportage Kate Abnett et Diana Mandiá, version française Sophie Louet, édité par Kate Entringer)