Connexion
E-mail
Mot de passe
Retenir
Mot de passe oublié ?
Devenir membre gratuitement
Inscription
Inscription
Devenir membre
Inscription gratuite
Devenir client
Découvrez nos services
Paramètres
Paramètres
Cotations dynamiques 
OFFON

Accueil Zonebourse  >  Actualités  >  Economie / Forex  >  Toute l'info

Actualités : Economie / Forex

Toute l'infoSociétésIndices / MarchésEconomie / ForexMat. PremièresTauxBarons de la boursePro. de la financeAgendaSecteurs 
Toute l'infoEconomieDevises / forexStatistiques MacroéconomiquesCryptomonnaiesCybersécuritéCommuniqués

Les pilotes au front contre Ryanair avec une grève dans cinq pays européens

share with twitter share with LinkedIn share with facebook
share via e-mail
0
0
10/08/2018 | 13:22

Berlin (awp/afp) - Le géant transport aérien Ryanair est confronté vendredi à une première grève simultanée de ses pilotes dans cinq pays européens, après des mois de tensions croissantes sur la politique d'emploi de la compagnie.

Le débrayage, en pleine période de congés estivaux, concerne l'Allemagne, la Belgique, la Suède, l'Irlande et les Pays-Bas. Plus de 55.000 passagers sont concernés par quelque 400 annulations de vol, dont 42.000 pour l'Allemagne.

Ryanair a précisé que 85% de ses vols seront assurés, soit "plus de 2.000 (...) transportant près de 400.000 passagers". La compagnie a assuré que "la majorité des clients" lésés ont pu être mis sur d'autres vols.

A l'aéroport de Charleroi, la plus grosse plateforme de Ryanair en Belgique, une vingtaine de pilotes de la compagnie ont pris part à un rassemblement de protestation, banderoles à la main proclamant "Ryanair en grève" ou encore "Respectez-nous".

Dumping social

La compagnie, n°2 européen du secteur qui revendique 130 millions de clients annuels, dénonce une grève "inutile", bien que depuis des mois elle ait vu le malaise social s'étendre à ses principales catégories de personnel.

D'une manière générale, les syndicats reprochent à la compagnie sa politique d'emploi, le recours à des contrats précaires et au dumping social. L'entreprise rejette ces accusations, affirmant mieux payer ses pilotes que ses concurrents ce que ces salariés démentent.

Car Ryanair impose quand il le peut, selon les syndicalistes, des contrats de travail irlandais plus flexibles au personnel navigant, même s'ils vivent ailleurs en Europe. Pour se justifier, la compagnie relève que la majeure partie du travail se fait à bord d'avions immatriculés en Irlande.

Le transporteur, qui a connu une croissance considérable avec un bénéfice en 2018 prévu à plus de 1,25 milliard d'euros, se vante d'ailleurs d'avoir des "coûts bien moins élevés par passager que ses concurrents".

"Ryanair vend des billets à 39 euros et fait en même temps un bénéfice (...) c'est clairement les employés qui en payent le prix", juge dès lors un représentant du syndicat allemand Vereinigung Cockpit (VC), Janis Schmitt.

'Pression'

"Le problème de Ryanair est que tout fonctionne au fouet", témoigne à l'AFP un pilote belge sous couvert d'anonymat, reprochant aux dirigeants de Ryanair de "toujours mettre les employés sous pression".

Les syndicats demandent des hausses de salaire, l'intégration des intérimaires ou encore des contrats de travail du pays de résidence des pilotes. Mais selon eux, Ryanair a exclu toute augmentation des dépenses.

En Suède, ils réclament en outre à être reconnus comme des interlocuteurs. "Ryanair n'a jamais eu de convention collective, ils (les dirigeants) n'ont jamais parlé aux syndicats en Suède et ils le refusent encore", dénonce auprès de l'AFP Martin Lindgren, chef du syndicat suédois des pilotes.

"Je peux comprendre leur situation", a déclaré, à la chaîne belge RTBF, Stéphane Levens, forcée d'annuler ses rendez-vous en Belgique car son vol au départ de l'Italie a été annulé. "Si on est honnête on sait très bien à quoi s'en tenir quand on est consommateur de Ryanair".

La compagnie assure qu'en Allemagne en tout cas, elle a fait des concessions, promettant qu'à Noël tous les pilotes seront intégrés et que tous ont déjà été augmentés de 20% en début d'année.

Autre front qui pourrait s'ouvrir pour le transporteur aérien, la question du dédommagement. Une association belge de consommateurs, Test Achats, a prévu fin août une action en justice face au refus de l'entreprise d'indemniser les voyageurs.

"La Cour de justice de l'UE a clairement jugé qu'une grève interne à la compagnie ne constituait pas un motif pour ne pas indemniser les passagers", défend l'association.

Standards sociaux européens

Toutes ces tensions sociales ont éclaté au grand jour en septembre 2017 lorsqu'un grave problème de planning des pilotes a conduit à des annulations portant sur 20.000 vols. Cette crise a forcé Ryanair à reconnaître des syndicats, ce que la compagnie avait toujours refusé.

La grogne chez Ryanair avait déjà conduit à un premier mouvement européen, fin juillet, lorsque le personnel de cabine en Espagne, Italie, Portugal et Belgique avait fait grève. Quelque 600 vols furent annulés touchant 100.000 passagers.

Les grévistes ont reçu le soutien de la Confédération européenne des syndicats (CES) qui regroupe 90 organisations nationales et dix fédérations européenne.

Peter Scherrer, son secrétaire général, a souhaité jeudi une multiplication des débrayages transnationaux pour aboutir "à ce que nous voulons au niveau européen: des négociations sur les conditions de travail, des standards minimums".

afp/rp

share with twitter share with LinkedIn share with facebook
share via e-mail
0
0
Réagir à cet article
Réagir le premier
Publier
loader
Dernières actualités "Economie / Forex"
01:35Interview-Trump estime qu'une audition par Mueller pourrait être un piège
RE
00:52Au moins 10 morts en Italie dans la crue soudaine d'un torrent
RE
00:36ENQUÊTE RUSSE : suspension des délibérations au procès de Paul Manafort
RE
20/08Interview-Trump "pas emballé" par la remontée des taux de la Fed
RE
20/08Interview-Trump juge "probable" une nouvelle rencontre avec Kim Jong-un
RE
20/08Donald trump déclare à reuters qu'il est "probable" qu'il reverra le dirigeant nord-coréen kim jong-un
RE
20/08Interview-Trump ne fera "aucune concession" à la Turquie
RE
20/08Les Eagles détrônent le "Thriller" de Michael Jackson
RE
20/08Trump n'attend pas grand chose des discussions cette semaine avec la Chine
RE
20/08TRUMP N'ATTEND PAS GRAND CHOSE DES DISCUSSIONS COMMERCIALES PRÉVUES CETTE SEMAINE AVEC LA CHINE ET NE SE FIXE PAS DE LIMITE DANS LE TEMPS POUR SORTIR DU CONTENTIEUX COMMERCIAL AVEC PÉKIN - Interview À REUTERS
RE
Dernières actualités "Economie / Forex"
Publicité