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Anaïs
Lozach

Analyste

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Les valeurs défensives : Investissement de « bon père de famille »

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13/08/2018 | 11:17

Si l’année 2017 a été un bon cru en Bourse, l’année 2018 est marquée par un retour de la volatilité et de l’aversion au risque. L'environnement économique et financier mondial s'est complexifié, et il convient désormais de prendre en compte de nouvelles variables pour établir des stratégies gagnantes en bourse. Dans ce contexte d’incertitudes, les investisseurs ont du mal à anticiper le comportement des marchés et ont tendance à se tourner vers des valeurs défensives. C'est ce qui est en train de se produire.

Qu’est-ce qu’un secteur défensif ?

Également qualifiés de valeurs "refuges", les secteurs défensifs sont peu influencés par la conjoncture économique, à l’inverse des valeurs "cycliques".  Investir dans ce type de secteur revient à privilégier une valorisation régulière de son capital sur le long terme et à limiter les risques en se concentrant sur des sociétés aux résultats stables et pérennes et versant des dividendes réguliers, à défaut d'être toujours élevés.

Tableau illustratif des principaux secteurs traditionnellement considérés comme cycliques et défensifs :
 

Mais ranger les sociétés dans la catégorie des valeurs défensives ou cycliques est parfois compliqué. Il peut même y avoir débat au sein même d'une catégorie. Un exemple : Les biens de consommation. On pourrait penser qu'ils sont cycliques puisqu’ils dépendent de la conjoncture économique - les individus consomment en fonction de leur revenu. Néanmoins une partie de la consommation est dite "incrémentale" (ou "autonome") et ne dépend pas du contexte économique. Il s’agit des biens de première nécessité (parfois appelés "bien giffen") et des produits de luxe ("bien veblen"). Ces derniers ne subissent pas les soubresauts des marchés financiers et ne dépendent pas des cycles économiques. Peu importe le niveau général des prix, les individus continueront de se nourrir et les riches continueront de se différencier en consommant des produits de luxe, même (et surtout) en période de crise. Le luxe et les produits de grande consommation sont alors à classer dans la catégorie des défensives.

Les secteurs refuges se caractérisent par un béta généralement compris entre 0 et 1, c’est-à-dire que le cours du titre varie dans le même sens que son marché de référence, mais dans des proportions moins importantes. Autrement dit, lorsque le cours du benchmark chute, par exemple en cas de crise économique, le cours du titre va également diminuer, mais plus modérément, et inversement en cas d’euphorie haussière, il augmentera dans une moindre mesure.

Graphique du Stoxx Europe 600 (bleu) comparé au Stoxx Europe 600 Automobile (vert) et au Stoxx Europe 600 Santé (rouge) :
 

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Un environnement économique et financier chamboulé

La première partie du graphique illustre bien la dynamique porteuse de 2017. Le secteur cyclique par excellence, celui de l’automobile, a nettement surperformé l’indice européen, le Stoxx Europe 600. A l’inverse, celui de la santé était moins recherché par les investisseurs et a sous-performé par rapport à l’indice élargi. Cet environnement témoigne d’une bonne conjoncture économique et d’une confiance inébranlable des investisseurs sur les marchés boursiers.

La seconde partie du graphique reflète un changement d’ambiance. Les investisseurs se sont retrouvés plongés dans un environnement incertain et ont commencé à se méfier des secteurs plus cycliques, comme celui de l’automobile. La surperformance diminue.

Enfin, dans la dernière partie du graphique, la tendance est plus marquée : l’aversion pour le risque et le regain d’intérêt pour les secteurs défensifs prennent le dessus. Le secteur de la santé est non seulement repassé positif, mais en plus il superforme depuis la mi-juillet les deux autres compartiments.

Plus globalement, voici une représentation des variations sectorielles depuis le mois de juin en Europe :
 

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Alors, pourquoi tous ces changements ?

Les secteurs cycliques, impactés par les mesures protectionnistes, souffrent de l’escalade des tensions commerciales entre Washington et ses principaux partenaires (Pékin et l’Union Européenne), particulièrement intense depuis ce début d’année. Le président américain avait pourtant prévenu… « America First » !

De quoi déconcerter les investisseurs. D’autant plus que pour la première fois de l'histoire, un grand dirigeant politique parvient à troubler les marchés par la seule puissance de sa communication. Une communication régulière et sans fard, directement adressée à la population via Twitter.

Dans le contexte actuel, opter pour la prudence ne semble pas être une mauvaise idée. Entre la montée du protectionnisme, les débats sur la fin du cycle économique aux Etats-Unis, la normalisation des politiques monétaires, la correction des stars de la technologie, les investisseurs ont commencé, c'est visible, à privilégier les actifs les plus sûrs au sein de leurs portefeuilles.

N’hésitez pas à utiliser notre moteur de recherche, le Market Screener, afin de détecter les valeurs défensives les mieux notées par Zonebourse


 

Anaïs Lozach
© Zonebourse.com 2018
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