* Le Dow Jones gagne 1,47% et le S&P-500 % ; le Nasdaq cède -0,23%

NEW YORK, 30 novembre (Reuters) - La Bourse de New York a fini en ordre dispersé jeudi, avec le Nasdaq dans le rouge mais le Dow Jones à son plus haut niveau depuis janvier 2022, alors que les responsables de la Réserve fédérale tentent de tempérer l'optimisme des marchés après la publication d'une donnée confirmant la baisse de l'inflation aux Etats-Unis.

L'indice Dow Jones a gagné 1,47%, ou 520,47 points, à 35.950,89 points.

Le S&P-500, plus large, a pris 17,22 points, soit 0,38%, à 4.567,80 points.

Le Nasdaq Composite a en revanche cédé 32,27 points (-0,23%) à 14.226,22 points.

Sur l'ensemble du mois de novembre, le Nasdaq signe la plus forte progression des trois indices new-yorkais (près de +11%), sa meilleure performance mensuelle depuis l'été 2022. Le Dow Jones et le S&P-500 ont pris autour de 9%.

D'après les données publiées une heure avant l'ouverture de Wall Street, l'inflation PCE, une mesure de l'évolution des prix privilégiée par la Réserve fédérale, a progressé en octobre à son rythme le plus faible depuis début 2021.

Par ailleurs, les dépenses de consommation ont ralenti, tandis que les inscriptions hebdomadaires au chômage ont progressé la semaine dernière, signalant que l'activité américaine commence également à ralentir.

Ces indicateurs ont conforté les anticipations des marchés, qui parient que la Fed en a terminé avec les hausses de taux, et qu'elle commencera à les assouplir rapidement, même si le président de la Fed de New York, John Williams, n'a pas exclu jeudi une nouvelle hausse de taux si l'inflation rebondit.

Dans ce contexte, les investisseurs ont vu d'un bon oeil le fait que les pays producteurs de pétrole de l'Opep+ se soient séparés sans annoncer une décision commune sur une baisse de production supplémentaire, qui aurait été susceptible de faire remonter les prix du brut et d'alimenter l'inflation. Certains pays, comme l'Arabie saoudite et la Russie, entendent néanmoins maintenir leurs baisses volontaires.

Aux valeurs, Ford a cédé 3,1% après avoir évalué à 8,8 milliards de dollars le coût de son nouvel accord social aux Etats-Unis et revu à la baisse ses prévisions de bénéfices pour l'ensemble de l'année.

Le fabricant de médicaments contre le cancer Immunogen s'est envolé de 82,6% après l'annonce de son rachat, pour 10,1 milliards de dollars, par Abbvie (+2,8%).

(Rédigé par Stephen Culp, version française Tangi Salaün)