Les marchés obligataires entament la semaine en ordre dispersé de part et d'autre de l'Atlantique avec -3,5Pts sur nos OAT (2,8650%), -1,2Pts sur les Bunds vers 2,4000% mais +5Pts sur les T-Bonds vers 4,230%.

A noter la belle séance sur les BTP italiens qui effacent -7Pts vers 3,814%... et la très mauvais journée vécue par les 'Gilts' britanniques qui se sont tendus de +8Pts vers 4,1640% (la présentation d'un budget 'prudent' est attendu mercredi : la confiance n'est clairement pas au-rendez-vous).

L'attitude prudentes des opérateurs américain s'explique à 4 jours des chiffres de l'emploi aux Etats-Unis (NFP vendredi) : le consensus table en moyenne sur 200.000 créations d'emploi en février après le feu d'artifices de janvier, qui s'était traduit par 353.000 nouveaux postes, soit le double des prévisions du marché

Notons la relative sérénité des opérateurs européens à 48H de la réunion monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) ce jeudi, à l'issue de laquelle un 'statu quo' est largement anticipé.

Son conseil des gouverneurs devrait se continuer à se montrer vigilant quant au processus de désinflation à l'oeuvre sur le Vieux Continent et repousser à plus tard le débat sur les premières baisses de taux... qui de toute façon ne surviendra pas avant que la FED ait 'dégainé' la première.

La nervosité des marchés de taux est palpable depuis fin 2023 : le 'pivot' s'est enclenché le 27 décembre et les rendement ont repris en moyenne plus de 50Pts en 9 semaines, c'est pire au Royaume Uni avec +75Pts.

Des doutes sur la poursuite de la décrue de l'inflation se renforcent avec la publication, vendredi, d'un ralentissement moins prononcé que prévu de l'inflation au sein de la zone euro en février.
'C'est surtout la pression sur les salaires qui empêche les institutions monétaires de baisser les taux', estime Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marchés chez IG France

'Mais il serait toutefois étonnant qu'une première baisse n'intervienne pas au second trimestre, peut-être pas lors de la réunion d'avril mais probablement plus celle de juin', précise-t-il.

La semaine sera également animée par une intervention, mercredi, de Jerome Powell, le président de la Fed, devant la Commission des services financiers de la Chambre des représentants.

Les investisseurs continueront aussi de surveiller l'actualité politique aux Etats-Unis avec l'organisation demain de primaires dans une quinzaine d'Etats, une journée cruciale connue sous le terme de 'Super Tuesday'.

'Il est attendu une très large victoire de Biden et Trump dans leur camp respectif', rappellent ce matin les équipes d'Oddo BHF. 'Sauf coup du sort, ce seront les candidats le 5 novembre', souligne la banque privée.



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