Le marché parisien sort d’une séquence heurtée mais résiliente. Sur huit jours, le CAC 40 a oscillé entre 7.950 et 8.150 points, pour un bilan quasi inchangé, porté par des publications solides avant d’être rattrapé par le choc pétrolier lié au détroit d’Ormuz, puis par le reflux du brut qui a relancé un rebond technique.
La dynamique globale reste dictée par un double faisceau: une géopolitique combustible et un flux microéconomique robuste.

Au Moyen-Orient, la fragile trêve USA–Iran a été mise à l’épreuve (frappes, blocus maritime) mais les opérateurs parient sur prochain accord entre Washington et Téhéran, Donald Trump évoquant de « grands progrès » vers un accord avec l’Iran et la mise en pause de l’opération d’escorte dans le détroit d’Ormuz. 

Wall Street reste l'élément moteur : S&P 500 et Nasdaq ont enchaîné des records, propulsés par l’IA et les semi-conducteurs (SOXX +55% en cinq semaines), Intel, AMD et Micron en tête. La saison des résultats apparaît positive. Sur les 63% des sociétés du S&P500 ayant publié leurs chiffres, 84% d'entre elles ont dépassé les attentes concernant les bénéfices par action. Selon le consensus Factset, ils devraient progresser de 13.1% au premier trimestre. 

Graphiquement, l'indice CAC 40 consolide dans la zone des 7976/8425 points. Une reprise technique s'est mise en place sur la borne basse et il faudra désormais déborder rapidement les 8200 points pour poursuivre le mouvement.