Johannesburg (awp/afp) - Fitch a annoncé vendredi relever la note de la dette de l'Afrique du Sud à "BB", contre "BB-" auparavant, la première amélioration en 20 ans octroyée par l'agence de notation qui salue notamment une "gestion budgétaire prudente".
Fitch emboîte le pas de l'agence S&P Global qui en novembre avait relevé la note du pays, première économie d'Afrique, de "BB-" à "BB". Cela faisait plus de 16 ans que S&P Global n'avait pas amélioré de manière significative sa notation.
De son côté, Moody's a révisé à la hausse le mois dernier la perspective de la note souveraine de l'Afrique du Sud, de "stable" à "positive".
Fitch indique dans un communiqué que le relèvement de la note "reflète principalement le bilan de l'Afrique du Sud en matière de gestion budgétaire prudente et les progrès réalisés sur le front de la consolidation fiscale, malgré une croissance économique faible et des chocs internes comme externes".
Au cours des quatre dernières années, le pays a enregistré des excédents budgétaires primaires représentant en moyenne environ 1% du produit intérieur brut (PIB), selon Fitch. et la dette devrait également se stabiliser au cours des deux prochaines années autour de 80% du PIB.
Le gouvernement sud-africain a salué cette décision, en soulignant qu'il s'agissait de la première amélioration de la note attribuée par Fitch depuis près de 21 ans.
"De meilleures notations de la dette souveraine contribuent à réduire les coûts d'emprunt pour l'Etat, les entreprises et les ménages, et apporte des avantages concrets aux citoyens", a commenté le directeur général du Trésor, Duncan Pieterse, cité dans un communiqué.
"L'Afrique du Sud a encore du chemin à parcourir pour retrouver sa notation de crédit en catégorie investissement, mais pour la première fois depuis plus d'une décennie, nous observons un retournement clair de la tendance à la baisse des notations", a poursuivi M. Pieterse.
Le taux d'inflation du pays s'établissait à 4% en avril, sous l'effet de la hausse des prix des carburants déclenchée par la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, tandis que le taux de chômage reste supérieur à 32%.
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