La compagnie aérienne planifie ses opérations sur la base d'un baril de kérosène à environ 150 dollars sur le Singapore Jet Index, a précisé M. Ravishankar en marge de l'assemblée annuelle de l'Association internationale du transport aérien à Rio de Janeiro. Air New Zealand n'est pas confrontée à des pénuries d'approvisionnement, a-t-il souligné, mais le choc des prix demeure le principal défi.
Le transporteur a déjà procédé à deux vagues de hausses tarifaires et pourrait envisager d'autres augmentations tactiques sur les marchés où la demande reste résiliente, a indiqué M. Ravishankar.
'On ne peut pas augmenter les prix indéfiniment. Le marché finit par réagir, la demande s'affaiblit et l'on finit par réduire la voilure', a-t-il déclaré lors d'un entretien.
M. Ravishankar a précisé qu'Air New Zealand ne prévoyait pas de solliciter les marchés pour obtenir davantage de liquidités, faisant valoir que le bilan de la compagnie et son portefeuille d'actifs aéronautiques libres de toute sûreté lui donnaient la marge de manœuvre nécessaire pour supporter des prix de carburant élevés sur une période prolongée.
Si les cours du pétrole devaient se maintenir à ces niveaux, la compagnie aurait recours à une combinaison de réductions de coûts, de négociations avec les fournisseurs, de hausses de tarifs et de réductions de capacité, a-t-il ajouté.
Air New Zealand se remet également de problèmes de moteurs et de retards de livraison d'appareils qui ont, à un moment donné, cloué au sol jusqu'à 20 % de sa flotte. M. Ravishankar a indiqué que ce chiffre était retombé à moins de 5 %, la plupart des avions devant reprendre du service au cours des deux à trois prochains mois.
Les indemnités versées par Boeing, Rolls-Royce et Pratt & Whitney ont aidé, mais n'ont que partiellement compensé le préjudice économique, a-t-il conclu.



















