Londres (awp/afp) - Le cours du cuivre est légèrement retombé cette semaine, miné par la remontée du dollar et une production anticipée plus favorable pour le géant chilien Codelco.

La remontée du billet vert a dans l'ensemble plombé les cours des matières premières cette semaine.

Echangé en dollars, celui du métal rouge est relativement plus cher pour les autres monnaies quand celui-ci remonte, ce qui le rend moins attractif.

Par ailleurs, la société chilienne Codelco, premier producteur mondial de cuivre, a annoncé mardi une hausse de 2,1% sur un an de sa production entre janvier et septembre, malgré un arrêt temporaire de sa gigantesque mine El Teniente après un accident mortel.

Si le producteur minier parvient à augmenter sa production dans les mois à venir, "cela pourrait significativement atténuer les préoccupations actuelles concernant une pénurie de matières premières et peser sur le prix du cuivre", affirme Thu Lan Nguyen, analyste chez Commerzbank.

La tonne de cuivre avait atteint un record le 29 octobre à 11.183,50 dollars.

Vendredi, vers 15H50 GMT (16H50 à Paris) une tonne de cuivre coûtait 10.967,50 dollars sur le LME, contre 10.887,50 dollars sept jours plus tôt à la clôture.

-L'or aplati-

Le prix de l'or a évolué dans une fourchette réduite cette semaine, dans l'attente de davantage d'indices sur la trajectoire des taux d'intérêts de la Réserve fédérale (Fed).

La paralysie budgétaire ou "shutdown" aux Etats-Unis a atteint son 38e jour, un record, ce qui prive par ailleurs les investisseurs de certaines données officielles concernant l'état de l'économie américaine.

"La semaine a été sans éclat pour l'or", confirme Lukman Otunuga, de FXTM, dans une note dédiée à l'AFP.

"Cependant, les prix semblent prendre de l'élan", note-t-il, "les investisseurs misant de plus en plus sur une baisse des taux de la Fed face à la faiblesse des données sur l'emploi privé américain".

Par ailleurs, "bien que les tensions commerciales se soient quelque peu apaisées, les conflits sont loin d'être résolus": "l'or devrait donc rester une valeur refuge recherchée", estime Barbara Lambrecht, analyste chez Commerzbank.

Vendredi, l'once d'or (31,1 g) s'échangeait à Londres à 3.991,03 dollars, contre 4.002,92 dollars sept jours plus tôt à la clôture.

- Cacao enraciné -

Les cours du cacao sont restés stables malgré une tentative de hausse en début de semaine, avec la crainte persistante d'une demande trop faible.

"Les préoccupations concernant la demande s'avèrent tenaces", insiste Mark Bowman, analyste d'ADM Investors Services.

La flambée des cours l'an dernier, qui ont atteint des sommets historiques en décembre 2024, a déclenché une vague de hausses des prix chez les confiseurs, coupant l'appétit de nombreux consommateurs.

Depuis, les prix sont retombés, avec des meilleures anticipations de récoltes notamment en Côte d'Ivoire et au Ghana, qui sont les principaux producteurs.

Les cours ont perdu environ 50% de leur valeur par rapport à leurs records, mais restent à des niveaux historiquement élevés et la demande n'a pas encore rebondi.

A Londres, la tonne de cacao pour livraison en mars valait 4.452 livres vendredi, contre 4.489 livres une semaine plus tôt en fin de séance.

A New York, la tonne pour livraison en mars s'échangeait à 6.208 dollars, contre 6.151 dollars vendredi dernier à la clôture.

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