Londres (awp/afp) - Les cours du sucre ont fortement baissé cette semaine en réaction à la chute du prix du baril de pétrole, s'affichant désormais loin du sommet de plusieurs mois atteint fin mars.

Le sucre est utilisé pour la production de carburants alternatifs sous forme d'éthanol.

Quand le pétrole monte, les sucreries sont incitées à consacrer une part plus importante de la trituration de la canne à sucre à sa production. Et inversement quand le cours de l'or noir diminue.

L'annonce du cessez-le-feu provisoire entre les Etats-Unis et l'Iran qui a fait plonger le prix du baril cette semaine réduit donc la demande de sucre.

"La pression a été accentuée par une déclaration du secrétaire d'État indien à l'Alimentation selon laquelle le pays n'a aucun projet de restreindre les exportations de sucre", souligne Mark Bowman d'ADM Investors Services.

Cette déclaration a rassuré les marchés sur la disponibilité de l'offre de sucre après une "récente révision à la baisse des prévisions de production pour l'année" en Inde qui avait inquiété le marché, précise l'analyste.

Vendredi, vers 15H00 GMT (17H00 GMT) à New York, la livre de sucre brut pour livraison en mai valait 13,87 cents, contre 15,00 cents huit jours auparavant.

A Londres, la tonne de sucre blanc pour livraison en août valait 414,60 dollars contre 439,40 dollars le vendredi précédent à la clôture.

- L'or scintille -

Le cours de l'or est en hausse cette semaine, profitant notamment de l'optimisme des marchés après l'annonce du cessez-le-feu provisoire entre l'Iran et les Etats-Unis et d'un dollar plus faible.

Selon des données officielles publiées vendredi, l'inflation a fortement accélérée le mois dernier aux États-Unis, à 3,3% sur un an, mais les investisseurs s'attendaient déjà à voir un tel niveau, selon un consensus de Market Watch.

Le dollar est donc resté pratiquement inchangé vendredi et a même prolongé sa baisse entamée ces derniers jours, profitant à l'or.

Les espoirs d'accalmie au Moyen-Orient, qui ont fait baisser les cours du pétrole et ceux du dollar dans la foulée, rassurent le marché sur l'ampleur de l'inflation à venir et réduit la probabilité d'une hausse de taux de la Réserve fédérale américaine.

Depuis le début du conflit, les investisseurs ne se sont pas rués vers l'or, pourtant traditionnellement valeur refuge. Les craintes d'inflation et d'une hausse des taux d'intérêt par les banques centrales "ont été le moteur principal de l'évolution des prix", souligne Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown.

Vendredi, l'once d'or (31,1 g) s'échangeait à Londres à 4.774,98 dollars, contre 4.676,76 dollars à la clôture de la semaine passée.

- Vent porteur pour le cuivre -

Le cours du cuivre a progressé cette semaine, grâce à l'optimisme ambiant sur les marchés après le cessez-le-feu provisoire entre les Etats-Unis et l'Iran.

Si dans les prochains jours les discussions se poursuivent entre Washington et Téhéran, "la plupart des prix des métaux devraient poursuivre leur reprise", prévoit Thu Lan Nguyen, analyste chez Commerzbank.

Le cuivre et les autres métaux de base sont très fortement utilisés dans l'industrie.

C'est pourquoi, notamment pour le cuivre très sensible à la santé des principales économies comme la Chine ou les Etats-Unis, une accalmie au Moyen-Orient serait un facteur de hausse de leurs cours.

L'aluminium fait figure d'exception, "nous nous attendons à ce que les prix se stabilisent aux niveaux actuels", précise Mme Nguyen, car si l'Iran accepte de rouvrir le détroit d'Ormuz, les exportations d'aluminium en provenance du Golfe pourraient reprendre.

Une tonne de cuivre coûtait 12.893 dollars sur le LME, contre 12.359,50 dollars lors de la clôture de la semaine dernière.

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