Les perspectives de santé des entreprises européennes continuent de s'améliorer, selon les dernières prévisions de résultats publiées mardi, signe que les sociétés du continent ont su naviguer à travers les incertitudes commerciales et économiques des derniers mois.
Les entreprises européennes devraient enregistrer une croissance moyenne de 6,2 % de leurs bénéfices au troisième trimestre, d'après les données LSEG I/B/E/S. Ce chiffre dépasse la hausse de 4,3 % attendue par les analystes la semaine précédente.
Cependant, les perspectives de chiffre d'affaires se sont détériorées, avec une baisse prévue de 1,2 %, soit une dégradation par rapport au recul de 0,9 % anticipé la semaine dernière.
Cette évolution confirme une tendance observée lors de cinq des six derniers trimestres, où les revenus ont progressé moins vite, voire reculé davantage que les bénéfices.
DES CRAINTE EXAGÉRÉES SUR LE COMMERCE
Au cours de l'année écoulée, les entreprises ont fait face à l'incertitude de plusieurs manières : anticipation des exportations, réévaluation des stratégies de chaîne d'approvisionnement, hausse des prix et réduction des coûts.
Beaucoup ont revu à la baisse leurs prévisions les plus pessimistes après que l'Union européenne et le Japon, entre autres, ont signé des accords commerciaux à des taux inférieurs à ceux initialement évoqués par le président américain Donald Trump.
Pour l'heure, les droits de douane n'ont pas autant pesé sur l'économie européenne que redouté, mais les effets de l'anticipation des importations avant l'entrée en vigueur des taxes continuent de se dissiper, a indiqué mardi Boris Vujcic, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne.
Néanmoins, l'écart de performance entre les entreprises européennes et américaines continue de se creuser, les bénéfices des sociétés du S&P 500 devant augmenter de 16,8 %.
Les résultats attendus cette semaine de l'allemand Siemens (ingénierie) et de l'assureur Allianz pourraient illustrer davantage la capacité des groupes à faire face aux nouveaux obstacles et à la dépréciation du dollar.

















