L’IBEX 35 a enregistré une légère prise de bénéfices lors de la dernière séance de l’année, après avoir atteint mardi un record historique de clôture à 17 355 points. L’indice phare de la Bourse espagnole a toutefois bouclé l’année 2025 sur une hausse annuelle de près de 50 %, soit la deuxième plus forte progression de son histoire.
L’exercice a été marqué par de nouvelles baisses de taux de la BCE et de la Fed, les oscillations autour d’une possible bulle de l’IA, des débuts de panique sur les marchés obligataires, ainsi que le retour de Donald Trump à la tête des États-Unis, avec un protectionnisme finalement moins agressif que ce que les marchés redoutaient.
En décembre, l’IBEX a progressé de 5,7 %, enregistrant ainsi sa sixième hausse mensuelle consécutive — la meilleure série depuis les sept mois entre janvier 2013 et juin 2014 — et la plus forte progression mensuelle depuis mai.
La hausse annuelle de la Bourse espagnole a été plus marquée que sur d’autres places en raison du poids relatif plus important du secteur bancaire (plus de 40 % de l’IBEX), dont les établissements ont connu de fortes revalorisations portées par l’amélioration des marges grâce à des taux élevés, des bénéfices records et des dividendes accrus.
Les banques occupent de la deuxième à la sixième place du classement annuel : Santander +125 %, Unicaja +118 %, BBVA +112 %, CaixaBank +99 % et Bankinter +85 %.
En tête du palmarès figurent Indra (+184 %), profitant de l’augmentation des dépenses de défense en Europe, et Solaria (+132 %), portée par une forte croissance de ses revenus et bénéfices, de nouveaux contrats énergétiques et l’expansion de sa capacité.
Le revers de la médaille revient au groupe de produits cosmétiques Puig, en recul de 16,6 % — pénalisé par des perspectives de croissance moindres dans le secteur après son introduction en Bourse — et à Téléfónica, qui a cédé 11,3 % sur l’année, affectée par la valorisation des cessions en Amérique latine, la réduction du dividende et la pression de la dette.
Pour 2026, les observateurs du marché mettent en avant les élections de mi-mandat aux États-Unis en novembre, la nomination d’un nouveau président de la Réserve fédérale (Fed) qui prendra ses fonctions en mai, ainsi que les négociations en cours pour mettre fin à la guerre entre la Russie et l’Ukraine.
Les analystes de Bankinter relèvent dans leur rapport pour le premier trimestre 2026 que leur « stratégie d’investissement reste orientée vers le risque, favorable aux actions et obligations, dans un marché soutenu par une abondante liquidité — privée, mais aussi issue de banques centrales qui poursuivent un monétarisme extrême offrant un soutien aux prix des actifs — dans un contexte de taux bas — qui continueront de baisser aux États-Unis, même si peut-être moins que ce qui est généralement anticipé — et d’inflation non problématique .»
« Le tout dans un cycle économique suffisamment expansif (...) qui permet aux bénéfices des entreprises de progresser à un rythme à deux chiffres modéré, un facteur déterminant pour les valorisations et l’évolution des marchés actions à moyen et long terme », ajoutent-ils.
Lors de la séance de mercredi (clôture à 14h00 en raison du réveillon, la Bourse restant fermée jeudi pour le Nouvel An), l’IBEX 35 a terminé en baisse de 47,10 points, soit 0,27 %, à 17 307,80 points, tandis que l’indice européen des grandes valeurs FTSE Eurofirst 300 a perdu 0,08 %.
Sur l’ensemble du mois, l’IBEX a enregistré une progression de 5,72 %, sur le trimestre une hausse de 11,84 %, tandis que sur l’année 2025, il a grimpé de 49,27 %.
(Information de Tomás Cobos)




















