Buenos Aires (awp/afp) - L'inflation en Argentine a atteint 2,5% sur novembre, en léger regain, mais après deux ans d'austérité sous le gouvernement Milei, elle est bien partie pour terminer 2025 sur une augmentation annuelle des prix la plus basse depuis huit ans.
Après 2,1% en septembre, puis 2,3% en octobre, l'indice des prix à la consommation (IPC) de novembre, publié jeudi par l'Institut de la statistique (Indec) place l'inflation cumulée sur les onze premiers mois de l'année à 27,9%.
Soit une tendance nette à la décélération: il y a un an, l'inflation sur les onze premiers mois de 2024 s'établissait à 112%. Et fin 2023, juste au moment de l'accession au pouvoir de l'ultralibéral Javier Milei, elle était de 148,2% sur onze mois.
Le ministre de l'Economie Luis Caputo a salué sur X l'inflation accumulée sur onze mois "la plus faible depuis 2017", en louant "l'ordre monétaire et budgétaire" qui a permis ce résultat.
Et si la hausse des prix de décembre se maintient au niveau des derniers huit mois, soit constamment en-dessous de 3%, l'inflation annuelle pour 2025 s'établirait autour de 30-31%, soit la plus basse depuis 2017. Elle avait été cette année-là de 24,8%.
Austérité budgétaire draconienne, émission monétaire asséchée, subventions freinées à des secteurs comme transports, énergie, eau, ont permis au gouvernement Milei, au pouvoir depuis décembre 2023, de faire décélérer l'inflation de façon spectaculaire, et dégager en 2024 le premier excédent budgétaire annuel en 14 ans.
Le revers de la médaille a été une récession en 2024 dont l'économie tarde à sortir durablement, la perte de plus 200.000 emplois, tandis que persiste le problème chronique de manque de réserves de change du pays.
Javier Milei entame la seconde moitié de son mandat conforté par un succès à des législatives et par conséquent un parlement plus favorable, qui devrait lui permettre des réformes dérégulatrices (travail, impôts) à même, selon lui, de relancer fortement l'économie et l'emploi.
Après quelques mois de ralentissement marqué, l'activité économique a repris sensiblement en août-septembre, et devrait, selon le gouvernement, finir l'année à 5% de croissance (4,5% selon le FMI).
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