Le président de la Réserve fédérale de Chicago, Austan Goolsbee, a expliqué vendredi son vote contre la dernière baisse des taux décidée par la Fed, estimant qu’il aurait été plus prudent d’attendre de nouvelles données économiques, notamment sur l’inflation. Bien qu’il se dise optimiste quant à une baisse significative des taux en 2026, Goolsbee juge prématuré d’enchaîner les assouplissements, alors que l’inflation reste au-dessus de la cible fixée à 2% depuis plus de quatre ans.
Lors d’un entretien sur CNBC, il a souligné que les six derniers mois n’avaient montré "aucun progrès" sur l’inflation, en particulier dans les services, et a critiqué l’idée que celle-ci serait simplement transitoire. Il rejoint ainsi Jeffrey Schmid (Fed de Kansas City) et Stephen Miran (gouverneur), les deux autres membres du FOMC ayant voté contre la réduction de 25 points de base annoncée cette semaine. Goolsbee, qui avait pourtant soutenu les précédentes baisses en septembre et octobre, considère que la prudence est désormais de mise.
Dans une déclaration publiée par la Fed de Chicago, il a indiqué que la majorité des chefs d’entreprise et des consommateurs de son district placent les prix comme principale source d’inquiétude. Il estime que la Fed aurait dû attendre au moins le premier trimestre 2026 avant de poursuivre l’assouplissement monétaire. Sur l’emploi, Goolsbee affirme que le marché reste "plutôt stable", contrairement à d’autres responsables comme Jerome Powell, qui a évoqué de possibles révisions en baisse. D’autres voix dissidentes se sont aussi exprimées : Jeffrey Schmid juge la politique actuelle "à peine restrictive", tandis qu’Anna Paulson (Fed de Philadelphie), future votante, se dit plus préoccupée par le chômage que par l’inflation.


















