L'approbation par le Parlement européen de l'accord commercial entre Bruxelles et les États-Unis constitue une étape importante pour les constructeurs automobiles allemands en quête de visibilité, bien que les barrières commerciales demeurent trop élevées, notamment sur les poids lourds, a déclaré mardi la fédération du secteur. L'Union de l'industrie automobile (VDA) a affirmé que cet accord commercial entre l'Union européenne (UE) et les États-Unis devait désormais être formellement adopté par le Conseil européen de toute urgence. « Des conditions d'exploitation fiables sont d'une importance capitale pour nos entreprises », a déclaré Hildegard Mueller, présidente de la VDA, dans un communiqué transmis à Reuters. Elle a ajouté que les droits de douane américains actuels de 15 % sur les voitures particulières et leurs composants représentent toujours un défi de taille pour l'industrie automobile allemande. Elle a également plaidé pour une solution en faveur des constructeurs de véhicules utilitaires, pour qui l'impact est « d'une importance existentielle » avec un taux de taxation de 25 % pour les camions et de 10 % supplémentaires pour les bus. « Ces mesures compromettent également les investissements et l'emploi aux États-Unis, fragilisent les chaînes d'approvisionnement, font grimper les coûts sur l'ensemble de la chaîne de valeur et finiront par peser aussi sur les consommateurs », a souligné Mme Mueller.