(Alliance News) - La nouvelle vague de fusions et acquisitions au sein du secteur bancaire italien est soutenue non seulement par les stratégies des principaux établissements, mais aussi par des facteurs structurels, comme le rapporte lundi le Corriere della Sera.

D'un côté, le FTSE MIB a franchi le 14 mai le seuil des 50 000 points pour la première fois depuis le début du siècle, affichant une progression d'environ 24% sur un an ; de l'autre, la nécessité croissante d'investissements en cybersécurité, après que la Banque Centrale Européenne a exigé des principales banques de la zone euro qu'elles renforcent leurs défenses numériques.

La composition de la cote milanaise s'est profondément transformée par rapport à l'an 2000. Selon Brightside Capital, les télécommunications et la technologie représentaient alors 40% de l'indice, contre seulement 1,4% aujourd'hui.

Les banques, en revanche, sont passées d'un rôle marginal à une pondération de 37% de la capitalisation boursière italienne.

C'est dans ce contexte que s'inscrit le 'risiko' impliquant Banco BPM, Banca Monte dei Paschi di Siena, Intesa Sanpaolo, BPER Banca, UniCredit, Mediobanca et Generali.

L'administrateur délégué de Banco BPM, Giuseppe Castagna, aurait réagi à la perspective d'une éventuelle opération entre Intesa Sanpaolo et BPER sur MPS en proposant une fusion 'entre pairs' avec l'institut siennois. La proposition a été approuvée à l'unanimité par le conseil d'administration de Banco BPM, y compris par les représentants du Crédit Agricole, premier actionnaire.

Sur le front opposé, Intesa Sanpaolo et BPER peuvent compter sur une puissance financière nettement supérieure. Ensemble, elles valent environ 4,5 fois la capitalisation de MPS et pourraient présenter une offre plus convaincante. En cas de succès, BPER intégrerait le réseau commercial de Sienne, donnant naissance au troisième groupe bancaire italien en termes de parts de marché, talonnant UniCredit.

Pour Intesa Sanpaolo, l'objectif stratégique porterait également sur l'accès aux 13% de Generali détenus par Mediobanca, ainsi que sur les activités de crédit à la consommation, de banque d'investissement et un réseau d'assurance international gérant près de 800 milliards d'euros d'actifs.

Reste enfin l'inconnue UniCredit et son administrateur délégué Andrea Orcel, qui détient une participation proche de 9% dans Generali et continue d'un être considéré comme l'un des protagonistes potentiels des prochaines manoeuvres de consolidation bancaire en Italie.

Par Antonio Di Giorgio, reporter Alliance News

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