La séance s'ouvre sur une note prudemment haussière à la Bourse de Milan, stimulée par une nouvelle vague de publications trimestrielles, principalement du secteur bancaire, qui soutiennent actuellement le marché actions.

À l'international, la Bourse de Tokyo a clôturé en forte baisse, enregistrant sa pire séance depuis avril, sous l'effet de ventes massives sur les valeurs liées à l'intelligence artificielle. Les craintes de valorisations excessives dans ce secteur ont provoqué une correction marquée à Wall Street durant la nuit.

Aux alentours de 9h30, l'indice Ftse Mib progressait de 0,4 %.

Le secteur bancaire est particulièrement recherché, avec un indice en hausse de 0,6 %. La meilleure performance revient à MPS, qui grimpe de 4,6 % après avoir publié un bénéfice net du troisième trimestre supérieur aux attentes et annoncé la présentation d'un nouveau plan industriel au cours du premier semestre 2026, à la suite de l'acquisition de MEDIOBANCA. Le titre de Piazzetta Cuccia rebondit également de 3,2 %, récupérant ainsi les pertes subies hier à la suite des résultats trimestriels.

Parmi les grandes capitalisations, UNICREDIT se maintient à +0,4 % et INTESA à +0,6 %. BANCO BPM reste stable après la publication, hier, d'un bénéfice net supérieur aux prévisions.

BANCA PROFILO gagne 2,8 % après la publication de ses résultats et la mise à jour de son plan industriel.

DIASORIN reste stable après la chute de 18,7 % enregistrée hier, pénalisée par des résultats du troisième trimestre inférieurs aux attentes et par la révision à la baisse de ses prévisions annuelles, dans un contexte difficile pour les sociétés européennes de diagnostic, après la dégringolade de sa rivale Biomerieux. Deutsche Bank a abaissé sa recommandation de « acheter » à « conserver », avec un objectif de cours ramené à 71 euros contre 109 précédemment.

Le rallye du secteur du luxe se poursuit, mené par SALVATORE FERRAGAMO qui progresse de 3,8 % et entraîne MONCLER à +3,10 % et SAFILO à +2,6 % dans son sillage.

LEONARDO reste délaissée, en baisse de 0,5 %, tout comme PRYSMIAN qui recule de 0,7 %.

(Giancarlo Navach, édition Andrea Mandalà)