Les employés avaient déjà cessé le travail pendant deux heures il y a deux ans. 'J'imagine qu'il y aura quelques perturbations, mais cela dépendra largement de l'organisation de l'entreprise face au mouvement', a ajouté le représentant syndical. Borsa Italiana s'est refusée à tout commentaire. Environ 800 personnes travaillent à Milan et Rome au sein de Borsa Italiana, Monte Titoli, Mts et Cassa di Compensazione e Garanzia.
Selon les syndicats, les décisions stratégiques sont désormais prises à Paris sans aucune implication du personnel italien.
Parmi les griefs cités figurent le projet de la direction d'Euronext de réduire de moitié les jours de télétravail pour les passer à quatre par mois contre huit actuellement dès l'un prochain, une prime d'entreprise jugée inférieure aux attentes et l'absence de revalorisation des tickets-restaurant. 'Ce sont des décisions prises à Paris et imposées au contexte italien sans aucune concertation', a ajouté Poeta Paccati. Euronext, qui gère les bourses d'Amsterdam, Bruxelles, Dublin, Lisbonne, Milan, Oslo, Athènes et Paris, a finalisé en 2021 l'acquisition de Borsa Italiana auprès du London Stock Exchange Group pour un montant de 4,3 milliards d'euros. Dans le cadre de cette transaction, la Cdp et Intesa Sanpaolo ont acquis respectivement 8,1% et 1,55% d'Euronext. La Caisse des Dépôts française détient une participation de 8,1%. Les syndicats soulignent que depuis le rachat de 2021, le modèle 'fédéral' annoncé par le groupe s'est progressivement mué en une centralisation décisionnelle vers Paris.
'Pourtant, Borsa Italiana demeure le principal moteur économique d'Euronext, contribuant à plus de 37% des revenus totaux (669 millions d'euros en 2023, soit près du double de Paris)', affirment-ils.
(Giancarlo Navach, version française par le bureau de Paris)

















