Zurich (awp) - Après un bon départ mercredi, suivi d'un léger accès de faiblesse, la Bourse suisse retrouvait de l'allant à l'approche de la mi-journée, soutenue notamment par ses deux poids lourds pharma Novartis et Roche. Si le front des nouvelles d'entreprises et macroéconomiques du jour demeure plutôt dégarni, les investisseurs, apparemment peu soucieux des tensions géopolitiques, misent sur le risque.

Les marchés sont actuellement portés par "la conviction persistante que la Réserve fédérale disposera de suffisamment de marge pour accompagner la croissance via plusieurs baisses de taux", explique John Plassard, associé de la banque Cité Gestion. Les investisseurs restent focalisés sur les perspectives de bénéfices plutôt que sur les inquiétudes géopolitiques liées notamment au Venezuela et aux tensions entre le Japon et la Chine. Les détenteurs de capitaux "confirment une capacité impressionnante à faire abstraction du bruit géopolitique", observe l'expert en placements.

L'inflation a légèrement ralenti en décembre au sein de la zone euro, s'établissant à 2,0% sur un an contre 2,1% le mois précédent, selon une estimation préliminaire d'Eurostat. La veille, les investisseurs ont salué une décélération de l'indicateur en Allemagne et en France durant cette période.

Du côté de la Bourse suisse, le SMI, après avoir ouvert en hausse de 0,23% et pris de l'altitude dans les premiers échanges, avant de céder une partie de ses gains, reprenait sa marche en avant. Vers 10h50, l'indice phare progressait de 0,44% à 13,381,30 points. Le SLI gagnait pour sa part 0,51% à 2172, points et l'indicateur élargi SPI 0,46% à 18'436,32 points.

Sur les trente valeurs constitutives du Swiss Leader Index, sept perdaient du terrain, les vingt-trois autres en gagnant. En fond de classement, le géant du luxe Richemont (-2,7%) conservait la lanterne rouge, derrière les assureurs Zurich Insurance (-1,0%), Swiss Life (-0,7%) et Helvetia-Baloise (-0,7%), alors que le réassureur Swiss Re était tout proche de l'équilibre.

Le géant de l'alimentation Nestlé (-0,2%) était aussi à la peine, après avoir procédé mardi à un rappel de certains lots des marques de lait infantile BEBA et Alfamino. Le groupe de transports et de logistique Kühne+Nagel (+0,1%) s'était repris, alors que Morgan Stanley a relevé son objectif de cours pour le titre du groupe de Schindellegi.

Alcon (-0,03%) a renoncé à l'acquisition de l'américain Staar Surgical, annoncée début août. L'opposition des actionnaires de la société américaine au rachat par le spécialiste ophtalmologique genevois s'est finalement révélée trop forte. Le spécialiste ophtalmologique genevois défend sa proposition et affirme que sa stratégie dans le domaine de la chirurgie réfractive demeurera inchangée.

En haut de tableau, Sandoz Group (+2,5%) avait repris la plus haute marche du podium provisoire, devant Geberit (+2,5%), alors que le fabricant de matériaux de construction Amrize (+1,9%) se retrouvait relégué au 3e rang (+3,3%). Barclays a entamé la couverture du titre de spécialistes des médicaments génériques à "overweight", avec un objectif de cours à 70 francs suisses.

L'émanation de Holcim (+1,3%) était accompagnée par les poids lourds pharma Novartis (+1,5%) et Roche (+1,4%), leur soutien aux indices intervenant à la faveur d'une étude de la banque Barclays. Autre plus grosse capitalisation du marché, le numéro un bancaire helvétique UBS s'adjugeait 1,1%.

L'opérateur Swisscom (+1,5%) grimpait aussi, après avoir fait part d'un accord entre ses filiales italiennes Fastweb et Vodafone avec l'ex-monopoleur TIM (ex-Telecom Italia) afin de développer les réseaux d'accès mobile via un modèle de partage de réseau d'accès radio.

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