Zurich (awp) - La Bourse suisse parvenait à se maintenir en zone positive vendredi matin, s'accrochant aux minces espoirs de paix au Moyen-Orient, mais craignant un nouvel embrasement en cas d'échec des pourparlers. Les investisseurs se concentraient également sur les résultats d'entreprises de Richemont et Julius Bär.
Washington a exprimé jeudi son espoir que les efforts diplomatiques permettent de progresser vers un accord pour mettre fin à la guerre contre l'Iran et dit attendre la visite à Téhéran d'un médiateur pakistanais. "Je crois que les Pakistanais se rendront à Téhéran aujourd'hui. Espérons donc que cela fera avancer les choses", a déclaré le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio. Il a également affirmé que des progrès avaient été réalisés dans les tractations.
Le président américain Donald Trump a quant à lui décrit la veille la situation comme "sur le fil", entre un accord ou une reprise des hostilités.
"Les investisseurs s'accrochent au moindre signal positif concernant une possible désescalade entre Washington et Téhéran", a estimé John Plassard. Mais pour le responsable des placements de la banque Cité Gestion, "les négociations restent extrêmement fragiles. L'Iran estime que la dernière proposition américaine 'réduit partiellement les écarts', mais plusieurs sujets restent explosifs, notamment le stock d'uranium enrichi iranien et surtout la question des péages potentiels dans le détroit d'Ormuz".
Pour Andreas Lipkow, de CMC Markets, "les intervenants ne continuent de sortir de leur réserve qu'avec beaucoup de prudence et quelques réserves", car "les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran avancent au ralenti".
Côté macroéconomique, l'inflation a ralenti au Japon à 1,4% sur un an en avril, largement en dessous des prévisions des économistes qui tablaient sur 1,7% et après 1,8% en mars. L'Allemagne a vu son produit intérieur brut avancer de 0,3% au premier trimestre, confirmant une première estimation de fin avril.
Vers 10h40 à la Bourse suisse, l'indice vedette SMI montait encore de 0,20% à 13'473,30 points, après avoir ouvert en hausse de 0,36%. Le SLI prenait tout juste 0,02% à 2139,69 points et le SPI augmentait de 0,22% à 19'013,93 points.
La majorité des valeurs vedettes restait dans le vert, hormis Julius Bär (-8,8%), Partners Group (-4,3%) traité hors-dividende de 46 francs suisses, et Richemont (-1,7%) qui inversait la tendance positive de l'ouverture.
Le gestionnaire de fortune zurichois a accusé sur les quatre premiers mois de l'exercice un ralentissement de l'afflux d'argent frais à 3,0 milliards de francs suisses, contre 4,2 milliards un an plus tôt. La masse sous gestion s'est par contre enrobée de 1,3% à 528 milliards, alimentée également par la performance des placements.
Le géant genevois du luxe a quant à lui affiché une hausse des ventes et de la rentabilité sur l'exercice décalé 2025/2026 clos fin mars, soutenu par la solidité de son segment joaillerie. Le dividende sera relevé et assorti d'un versement extraordinaire.
En haut du tableau se trouvaient désormais VAT Group (+2,9%), Givaudan (+2,3%) et Logitech (+1,7%). L'équipementier de pompes à vides bénéficiait d'un relèvement d'objectif de cours et d'une confirmation à l'achat par Citigroup.
Sur le marché élargi, Clariant (+4,4%) avait la faveur des intervenants, suite à un relèvement de recommandation à "overweight", contre "neutral" précédemment, par JPMorgan.
Pour son deuxième jour de cotation à la Bourse suisse, DSM-Firmenich (-1,9%) cédait ses premiers gains de la veille.
al/ol


















