Zürich (awp) - La Bourse suisse a démarré la séance de mercredi du bon pied, le poids lourd UBS soutenant les indices, alors que Wall Street a terminé en repli la veille. Les investisseurs, toujours prudents dans le contexte de l'impasse autour du détroit d'Ormuz, se concentreront sur la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) en soirée.

Outre la décision de la Fed, le marché attend la publication des résultats des géants technologiques comme Alphabet, Microsoft, Amazon et Meta Platforms. Dans le même temps, la hausse persistante du pétrole, liée à l'impasse autour du détroit d'Ormuz, commence à remettre en question la résilience des actifs risqués, dans un environnement où le choc d'offre énergétique domine à nouveau, observe John Plassard, associé de la banque Cité Gestion.

Du côté de Wall Street, les principaux indices américains ont clôturé mardi dans le rouge, après plusieurs semaines de progression tirée par la thématique de l'intelligence artificielle. Les investisseurs ont pu frémir à la lecture d'un article du Wall Street Journal pointant des fragilités chez OpenAI. Selon le quotidien, la société n'atteint pas ses objectifs internes en termes de revenus et d'utilisateurs, ce qui soulève des doutes sur la soutenabilité de ses investissements massifs.

La tendance a aussi été impactée par la poursuite de la progression du prix du baril de pétrole, avec un Brent qui a dépassé mardi les 112 dollars et enchaînant une septième séance consécutive de hausse, signe d'un marché sous tension extrême. Le marché attend fébrilement la réponse de Donald Trump à la dernière proposition iranienne, dans un contexte où le blocage reste total sur la question du nucléaire.

Mais au-delà du choc géopolitique, un élément encore plus structurant vient bouleverser l'équilibre du marché : la décision des Émirats arabes unis de quitter l'OPEP, remettant en cause la cohésion même du cartel. Avec une production proche de 4 millions de barils par jour et une ambition d'atteindre 5 millions d'ici 2027, cette sortie introduit une incertitude majeure sur la capacité de l'OPEP à stabiliser les prix.

A la Bourse suisse, le SMI, après avoir entamé la séance en hausse de 0,37%, cédait quelques points dans les premiers échanges, l'indice phare notant peu avant 09h15 à 13'175,60 points, soit une progression de 0,21%. Le SLI faisait à peine mieux, gagnant 0,24% à 2104,59 points, alors que l'indicateur élargi SPI s'étoffait de 0,15% à 18'564,92 points.

Sur les trente valeurs constitutives du Swiss Leader Index, quatorze perdaient du terrain et autant en gagnaient, alors que Givaudan et Sonova faisaient du surplace.

En haut de tableau, le poids lourd bancaire UBS (+4,4%) avait pris les devants, à la lutte avec VAT Group (+4,1%). Le numéro un bancaire helvétique a vu son bénéfice net décoller de 80% sur un an à 3,0 milliards de dollars entre janvier et fin mars, tirant profit d'une solide activité de la clientèle et d'afflux de capitaux.

Quant au titre de l'équipementier st-gallois en pompes à vide, il bénéficiait de relèvements d'objectifs de cours de la part d'UBS et Goldman Sachs. Sur la 3e marche du podium provisoire, Straumann gagnait 2,6%. Le spécialiste des implants dentaires a réalisé un chiffre d'affaires de 672,5 millions de francs suisses au premier trimestre 2026, soit une croissance organique de 7,1%, dépassant ainsi le consensus des analystes qui tablaient sur une croissance organique de 6,3% et des revenus de 670 millions.

Le gestionnaire de fortune Julius Bär (+1,9%), le fabricant d'ascenseurs et escaliers mécaniques Schindler (+1,2%) et celui d'accessoires et périphériques informatiques Logitech (+11%) étaient également recherchés. Les trois autres poids lourds de la cote soit les deux mastodontes pharmas Roche (-0,4%) et Novartis (+0,1%) ainsi que le numéro un mondial de l'alimentation Nestlé (-0,5%) évoluaient de manière contrastée, seul Novartis parvenant à afficher quelques gains.

En fonds de classement, Sandoz Group (-4,1%) héritait de la lanterne rouge, quand bien même le géant des médicaments de substitution a augmenté son chiffre d'affaires au premier trimestre 2026. Il était précédé par le gestionnaire d'actifs Partners Group (-1,6%) et le groupe de luxe Richemont (-1,6%).

Sur le marché élargi, Also s'envolait de 7,1%. Le grossiste en matériel et logiciels informatiques a augmenté ses recettes au premier trimestre 2026, porté par l'activité en plein essor de ses plateformes numériques. La direction a confirmé ses prévisions de rentabilité pour l'ensemble de l'année.

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