Zurich (awp) - La Bourse suisse opérait un rétablissement remarqué du bon côté de la barre mardi en fin de matinée, après une ouverture teintée de rouge. La suspension des échanges de tirs entre Israël et l'Iran au sortir d'un week-end d'hostilités ouvertes détendait l'ambiance. Les cours du pétrole baissaient subséquemment, atténuant les craintes autour d'une flambée inflationniste.

"Nous pourrions assister dans l'immédiat à de nouveaux efforts de retenue, mais croire en une paix facile sur le plus long terme s'apparente à un voeux pieux," prévient Ipek Ozkardeskaya, analyste vedette chez Swissquote.

"L'évolution des prix à la consommation aux États-Unis pourrait rapidement redevenir le principal moteur des marchés," anticipe de son côté John Plassard, associé chez Cité Gestion.

De fait, la publication de l'indice des prix à la consommation pour le mois de mai au pays de l'oncle Sam est agendée à mercredi après-midi. Suivra jeudi une décision de politique monétaire formulée par la Banque centrale européenne (BCE).

Dans l'immédiat, les exportations chinoises ont fait montre d'une vigueur insoupçonnée en mai, notamment en direction du pays de l'oncle Sam. Même surprise du côté des exportations allemandes, mais pour le mois précédent.

A 10h45 le Swiss Market Index (SMI) s'appréciait de 0,37% à 13'370,07 points, après avoir ouvert en baisse de 0,30%. Le Swiss Leader Index (SLI) gagnait 0,64% à 2145,42 points et le Swiss Performance Index (SPI) 0,37% à 18'921,97 points. Sur les trente principales valorisations, seules six cédaient encore du terrain et SGS jouait les équilibristes.

Les poids lourds pharmaceutiques Novartis (-0,5%) et Roche (bon -1,0%, lanterne rouge) freinaient toujours le rebond des indices. Le laboratoire indianien Eli Lilly vient de publier des données prometteuses sur un traitement contre l'obésité fraîchement homologué aux Etats-Unis, acquis pour une bouchée de pain en 2018 auprès de la filiale nippone Chugai de Roche.

Le paquebot alimentaire Nestlé (+0,3%) remettait la vapeur.

Le béhémoth bancaire UBS (+1,9%) prenait de la hauteur, soutenu par des échos de presse sur un assouplissement des critères en matière de fonds propres préconisés par le Conseil fédéral.

La palme revenait au chimiste verniolan des arômes et parfums Givaudan (+5,3%), catapulté par une recommandation à l'achat formulée par Deutsche Bank.

Sur le marché élargi, le laboratoire rhénan Idorsia (+6,8%) a contracté un emprunt d'un quart de milliard de dollars pour dégager son horizon financier à brève échéance.

Le prestataire de services informatiques SoftwareOne (-0,5%) avait dilapidé tous ses gains initiaux, après s'être brossé une nouvelle feuille de route à moyen-terme.

Le géant du placement de personnel Adecco (-0,3%) pâtissait plombé par une recommandation à la vente formulée par Morgan Stanley.

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