Les contrats à terme sur les indices américains ont oscillé, tandis qu'en Asie, la progression de quelques valeurs liées à l'intelligence artificielle a soutenu les marchés à Séoul et en Chine continentale.
Le président Donald Trump a rejeté dimanche la réponse de l'Iran à une proposition américaine de pourparlers de paix visant à mettre fin au conflit, qualifiant les exigences de Téhéran de 'totalement inacceptables'.
Selon les médias iraniens, le plan transmis aux États-Unis soulignait la nécessité d'un arrêt des hostilités sur tous les fronts et de la levée des sanctions pesant sur Téhéran, assortis de réparations et d'une reconnaissance du contrôle de l'Iran sur le détroit.
'Le conflit au Moyen-Orient entre désormais dans sa onzième semaine', a observé Bruce Kasman, responsable mondial de la recherche économique chez JPMorgan. 'Les prix de l'énergie ont bondi, mais restent à des niveaux qui constituent des vents contraires plutôt que des obstacles mettant fin à l'expansion.'
'Le risque d'un mouvement plus brutal s'accentue à mesure que les semaines passent sans réouverture du détroit d'Ormuz, et notre équipe matières premières anticipe l'apparition de tensions opérationnelles dans le courant du mois de juin.'
L'Iran a de fait bloqué le détroit depuis le début de la guerre fin février, étranglant un corridor par lequel transite habituellement environ un cinquième du pétrole et du gaz mondial.
Les contrats à terme sur le Brent ont rapidement grimpé de 4,5% lors des échanges asiatiques pour atteindre 105,87 dollars le baril, tandis que le brut léger américain (WTI) a gagné 5% à 100,24 dollars. [O/R]
Le billet vert a profité de son statut de réserve de liquidité face aux risques géopolitiques, s'adjugeant 0,3% face au yen à 157,10 yens, alors que l'euro a reculé de 0,28% à 1,1754 dollar.
Le Japon fait le pari qu'un virage plus restrictif de la Banque du Japon et le soutien du Secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, pourront donner plus de mordant aux interventions d'achat de yens et aider à freiner la chute de la devise nippone malmenée.
L'Europe et le Japon sont tous deux d'importants importateurs de pétrole, tandis que les États-Unis sont exportateurs nets.
Les futures sur le S&P 500 ont cédé 0,1%, tandis que ceux du Nasdaq sont restés quasi stables. Les actions avaient atteint des sommets historiques la semaine dernière, portées par des résultats d'entreprises encourageants et un rapport solide sur l'emploi.
Parmi les résultats attendus cette semaine figurent ceux de l'équipementier réseaux Cisco et du fabricant de machines pour semi-conducteurs Applied Materials. Les poids lourds Nvidia et Walmart publieront plus tard ce mois-ci.
Au Japon, le Nikkei a perdu 0,3%, effaçant ses gains initiaux. En Corée du Sud, l'indice KOSPI, à forte composante technologique, a bondi de 5%.
L'indice chinois CSI300 des valeurs vedettes a progressé de 1,2%, tandis que le Hang Seng de Hong Kong a lâché 0,3%.
Les données publiées lundi ont montré que les prix à la production en Chine ont atteint un sommet de 45 mois, tandis que l'inflation à la consommation s'est également accélérée sous l'effet du renchérissement des coûts mondiaux de l'énergie.
La situation dans le Golfe sera au centre des discussions lors de la visite de Donald Trump en Chine à partir de mercredi, où il rencontrera le président chinois Xi Jinping pour leur premier tête-à-tête depuis plus de six mois.
Le commerce, Taïwan, l'intelligence artificielle et les armes nucléaires devraient être abordés, alors que les deux dirigeants envisagent de prolonger un accord crucial sur les minerais critiques.
Sur le marché des matières premières, l'or a reculé de 0,5% à 4 690 dollars l'once, n'ayant bénéficié que d'un faible soutien en tant que valeur refuge ou protection contre les risques inflationnistes. [GOL/]



















