Washington (awp/afp) - Les marchés boursiers mondiaux ont été orientés à la baisse lundi, dans l'attente de la réunion de la banque centrale américaine (Fed), qui devrait déboucher sur une nouvelle baisse de taux et donner plus de visibilité sur le futur de la trajectoire monétaire aux Etats-Unis.

A New York, le Dow Jones a lâché 0,45%, l'indice Nasdaq a reculé de 0,14% et l'indice élargi S&P 500 a perdu 0,35%.

En Europe, la Bourse de Paris a terminé tout près de son point d'équilibre (-0,08%), tout comme celle de Francfort (+0,07%), tandis que la place londonienne a légèrement reculé de 0,23%. A Zurich, le SMI a gagné 0,35%.

"Il ne fait pratiquement aucun doute que la Fed va baisser ses taux mercredi", relève auprès de l'AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.

Selon l'outil de veille CME FedWatch, les investisseurs anticipent massivement une troisième détente consécutive, qui ramènerait les taux dans une fourchette comprise entre 3,50% et 3,75%.

Pour M. Hogan, "ce qui sera probablement plus important, c'est le ton adopté par la Fed, (...) le résumé de ses projections économiques et la conférence de presse" de son président Jerome Powell mercredi à l'issue de la réunion.

Tout cela pourrait "aider les investisseurs à se faire une idée de la politique accommodante, ou non, que la banque centrale américaine est susceptible de mener à l'avenir", note David Morrison, de Trade Nation.

"La suite reste toutefois incertaine", commente Christine Romar, analyste chez CMC Markets.

Les responsables de la Fed semblent être divisés sur la marche à suivre dans les prochains mois.

Trois camps se dessinent: les partisans d'un statu quo, ceux qui ont laissé planer le doute et les défenseurs d'un desserrement monétaire.

Les baisses de taux sont généralement bien accueillies par les marchés financiers car elles sont de nature à aider la croissance, et donc à augmenter les perspectives de bénéfices des entreprises.

Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d'Etat américains à 10 ans se tendait vers 21H45 GMT, à 4,17%, contre 4,13% à la clôture vendredi.

Côté changes, le dollar restait stable face à la monnaie unique européenne (-0,04%), à 1,1638 dollars pour un euro.

Paramount ne veut pas lâcher Warner Bros

Le groupe de télévision et de cinéma Paramount Skydance (+9,02% à 14,57 dollars) a été récompensé pour sa nouvelle proposition d'acquisition de son concurrent Warner Bros Discovery (WBD), valorisé 108,4 milliards de dollars.

Cette contre-offre a été lancée trois jours après l'annonce d'un accord de rachat entre WBD (+4,41% à 27,23 dollars) et Netflix (-3,44% à 96,79 dollars).

A la différence de Netflix, qui ne propose de racheter, pour l'essentiel, que le studio Warner Bros et la plateforme de vidéo à la demande HBO Max, Paramount Skydance veut, lui, acquérir l'ensemble de WBD, y compris son portefeuille de chaînes de télévision, selon un communiqué.

Bayer reprend du poil de la bête

Le géant de la santé et de l'agro-chimie Bayer (+4,94%) a mené la séance à la Bourse de Francfort. Après le succès d'une étude sur un médicament et la perspective de régler les poursuites liées au glyphosate, de nouveaux commentaires positifs sur le secteur pharmaceutique ont fait acheter le titre, tandis que l'entreprise réapparaît progressivement sur les listes de recommandations d'achat d'analystes.

Le pétrole en repli

Les cours du pétrole ont reculé lundi, effaçant les gains réalisés en fin de semaine dernière, minés par les incertitudes entourant le plan de règlement du conflit en Ukraine et les craintes d'un excédent d'offre.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord a cédé 1,98% à 62,49 dollars et son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate a perdu 2,00% à 58,88 dollars.

"Les espoirs d'un accord de paix potentiel entre l'Ukraine et la Russie restent incertains, les tensions diplomatiques persistant", souligne Soojin Kim, analyste chez MUFG.

afp/rp