Washington (awp/afp) - Les Bourses mondiales ont évolué au rythme des résultats d'entreprises vendredi, Wall Street ayant été poussée par les performances du géant Amazon, tandis que l'Europe a pâti de plusieurs publications à peine ou en-dessous des attentes.
A New York, le Dow Jones a terminé proche de l'équilibre (+0,09%), l'indice Nasdaq a gagné 0,61% et l'indice élargi S&P 500 a pris 0,26%.
En Europe, la Bourse de Paris a terminé en baisse de 0,44% tout comme Londres, Francfort a cédé 0,67% et Milan 0,06%. A Zurich, le SMI a abandonné 0,61%.
"Cette saison des résultats est incontestablement devenue une +saison américaine+, les chiffres européens faisant pâle figure en comparaison", affirme Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique de Lombard Odier IM.
"Les actions (américaines) devraient afficher un rendement exceptionnel d'environ 3% en octobre, grâce à l'élan donné par l'intelligence artificielle", résume Jose Torres, d'Interactive Brokers.
"Il semble que nous allons entamer notre sixième mois consécutif de hausse" à Wall Street, précise auprès de l'AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management. "Et cela s'explique en grande partie par les résultats financiers, qui ont été spectaculaires jusqu'à présent cette saison".
Amazon a terminé en hausse après la publication de ses performances financières la veille, "et a entraîné le reste du marché dans son sillage", poursuit l'analyste.
Le titre du géant du commerce en ligne et de l'informatique a décollé de 9,58% à 244,22 dollars après la publication la veille de résultats trimestriels affichant une nette croissance des revenus de l'informatique à distance (cloud).
Les valorisations des géants de la tech américains sont telles que leurs résultats suffisent à dicter l'humeur sur les marchés.
En tant que cinquième plus grosse capitalisation mondiale, le géant américain a donc une forte influence sur la place américaine, explique M. Hogan.
Jeudi, Meta (Facebook, Instagram) avait chuté de plus de 11% à la fermeture de la place américaine, plombée par un bénéfice net en chute libre au troisième trimestre et la perspective d'investissements toujours plus massifs dans la course à l'IA générative.
"Ces résultats mettent en évidence un défi plus large: les attentes sont extrêmement élevées", explique Daniela Sabin Hathorn, analyste principale des marchés pour Capital.com. "Le moindre manque à gagner ou la moindre révision de prévisions déclenche désormais une réaction disproportionnée."
En parallèle, "le marché semble accepter le fait que la Fed (banque centrale américaine, ndlr) pourrait ne pas réduire à nouveau ses taux en décembre", note M. Hogan, après les avoir baissé d'un quart de point mercredi.
Compte tenu des "avis divergents" au sein de l'institution, "une réduction supplémentaire des taux directeurs lors de la réunion de décembre n'est pas acquise, loin de là", a déclaré jeudi Jerome Powell, le patron de la Fed.
Le dollar profitait encore du ton ferme du président de l'institution: vers 20H45 GMT, le billet vert prenait 0,28% à l'euro, à 1,1532 dollar.
En Europe, la Banque centrale européenne (BCE) dont l'objectif est de contenir l'inflation à 2%, a décidé jeudi de maintenir son taux de dépôt, référence de la politique monétaire, à 2%, comme depuis juillet.
"Les Etats-Unis ont des résultats solides, face à des publications moyennes en Europe avec des sociétés qui font a peu près ou un peu moins que ce qui est attendu", résume pour l'AFP Florian Allain, gérant de portefeuilles à Mandarine Gestion.
- Apple manque de jus -
Apple (-0,38% à 270,37 dollars à Wall Street) a été quelque peu boudé pour ses ventes décevantes d'iPhone durant le quatrième trimestre de son exercice décalé (clôturé fin septembre).
Le groupe de Cupertino (Californie) a toutefois compensé les mauvaises ventes de smartphones par les services (+15%), moteur de croissance depuis plusieurs trimestres, et a affiché un haut niveau de rentabilité.
- Nouvelle entrée en Bourse à Londres -
Champion britannique du thon en boîte, le groupe Princes a fait vendredi son entrée à la Bourse de Londres, une bonne prise pour une place britannique en mal de nouvelles cotations. Le cours de Bourse de Princes a terminé à l'équilibre vendredi sur la place britannique.
- Le pétrole avance doucement -
Les prix du pétrole ont terminé en petite hausse vendredi, poussés par les sanctions américaines contre la Russie et la crise entre les États-Unis et le Venezuela.
Le prix du baril de Brent a gagné 0,11% à 65,07 dollars et le West Texas Intermediate a pris 0,68% à 60,98 dollars.
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