Depuis la capture par les États-Unis de l'ancien président vénézuélien Nicolas Maduro, plusieurs groupes énergétiques cherchent à relancer leurs projets dans ce pays d'Amérique du Sud, notamment Shell avec ses projets Dragon et Manatee, ainsi que BP avec Manakin.
BP souhaite développer ce gisement afin d'acheminer plus de 1 000 milliards de pieds cubes de gaz vers Trinité-et-Tobago, où il serait transformé en gaz naturel liquéfié pour l'exportation. BP détient 45% des usines Atlantic LNG, fleuron du secteur à Trinité-et-Tobago, qui représentaient 15% de la production totale de GNL de BP en 2025, selon les données du cabinet financier LSEG.
« Notre intérêt porte sur le gisement Manakin-Cocuina, qui est un gisement transfrontalier entre Trinité-et-Tobago et le Venezuela. Nous travaillons donc à l'obtention de cette licence, c'est vraiment notre priorité pour le moment », a expliqué Carol Howle lors d'un entretien téléphonique avec Reuters.
BP a besoin d'une licence du gouvernement américain pour exploiter ce gisement en raison des sanctions américaines toujours en vigueur contre la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne PDVSA, qui opère du côté vénézuélien de la frontière.
BP disposait initialement d'une licence OFAC délivrée par les États-Unis et d'une autorisation du Venezuela pour développer ce gisement, mais celles-ci ont été annulées par l'administration Trump en 2025.
Trinité-et-Tobago souffre d'une pénurie de gaz naturel pour alimenter son secteur du GNL et de la pétrochimie au sens large. Le pays souhaite développer ses gisements transfrontaliers avec le Venezuela, qui détiennent ensemble 11 000 milliards de pieds cubes de réserves prouvées.




















