Lors d'un entretien accordé au média local Opera Mundi tard vendredi, Haddad a indiqué que le produit intérieur brut entre janvier et mars a probablement progressé de 0,8 % à 1 % par rapport au trimestre précédent, soutenu par les mesures gouvernementales visant à stimuler le crédit et la demande intérieure sous la présidence de Luiz Inacio Lula da Silva.
Pour l'ensemble de l'année, une croissance supérieure à 2 % « dépendra des taux d'intérêt », a-t-il précisé.
Ses déclarations sont intervenues le jour même où le secrétariat à la politique économique du ministère des Finances a projeté une croissance de 2,3 % pour cette année.
Haddad s'est dit moins préoccupé par les indicateurs budgétaires que par les coûts d'emprunt, quéil a décrits comme un « frein à main » sur l'activité, malgré ce quéil a appelé « l'inflation cumulée la plus basse en quatre ans ».
La volatilité des prix du pétrole suite au conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran, ainsi que son impact inflationniste potentiel, a brouillé les paris du marché sur un début attendu des baisses de taux la semaine prochaine.
La banque centrale avait signalé en janvier qu'elle s'orientait vers une baisse du taux directeur ce mois-ci, après l'avoir maintenu inchangé depuis juillet dernier à son plus haut niveau en près de deux décennies, soit 15 %.
Vendredi, les contrats à terme sur taux d'intérêt indiquaient que la plupart des paris misaient sur une réduction de 25 points de base, avec une probabilité croissante de statu quo. Avant le conflit iranien, les marchés s'attendaient largement à une réduction de 50 points de base. (Reportage de Marcela Ayres, rédaction par Louise Heavens)


















