Warren Buffett, à la tête de Berkshire Hathaway depuis 1965, a confirmé lundi qu’il quittera ses fonctions de PDG d’ici la fin de l’année. Dans ce qui pourrait être sa dernière lettre aux actionnaires, il salue les qualités de son successeur Greg Abel, qu’il juge "irremplaçable" pour gérer leur argent. "Je ne vois aucun PDG, consultant en gestion, universitaire, membre du gouvernement – peu importe – que je choisirais plutôt que Greg pour gérer vos économies et les miennes", écrit-il, promettant de rester président du conseil et actionnaire majeur.
Buffett entend se faire discret, laissant à Abel la responsabilité des lettres annuelles et des assemblées générales. Il continuera cependant à s’adresser aux actionnaires autour de Thanksgiving. Malgré son âge, il assure aller "au bureau cinq jours par semaine" et se sentir "plutôt bien", même s’il admet avancer plus lentement et lire avec plus de difficulté.
Dans sa lettre, le milliardaire annonce aussi qu’il accélère les dons à ses fondations familiales, dirigées par ses enfants Susie, Howard et Peter. Plus de 1 300 actions Berkshire de classe A ont été transférées lundi, soit l’équivalent de 1,3 milliard de dollars. Il précise que ce geste ne reflète aucun changement dans sa confiance envers les perspectives du groupe.
Malgré une baisse de 8% de l’action depuis mai, alors que le S&P 500 affiche 20% de gains sur la même période, Buffett se montre confiant. Il admet que le "premium Buffett" s’est érodé, mais estime que la solidité du conglomérat, ses actifs diversifiés et la compétence de Greg Abel permettront à Berkshire de rebondir. "Les idées sont rares, mais elles existent", écrit-il, avant d’ajouter : "L’Amérique reviendra, et les actions Berkshire aussi."



















