Carmat estime désormais « extrêmement probable » qu'un tribunal français prononce sa liquidation, après l'échec d'une offre de reprise par le président du conseil d'administration de l'entreprise, faute de financement, a indiqué la société ce lundi.

POURQUOI C'EST IMPORTANT

La disparition de cette entreprise française marquerait la fin de l'un des principaux acteurs mondiaux de la conception et de la fabrication de coeurs artificiels.

CITATIONS CLÉS

« À ce stade, il est donc désormais extrêmement probable que l'Offre tombe le 30 septembre 2025 et que le Tribunal décide, dans un délai très court, la liquidation de la Société, dont l'activité cessera alors », a précisé Carmat dans un communiqué.

« Il est hautement probable que les actionnaires perdront la totalité de la valeur de leur investissement, tandis qu'une grande partie des créanciers de Carmat subiront une perte très significative. »

CONTEXTE

Carmat s'est déclarée en cessation de paiements en juin après avoir échoué à lever des fonds d'urgence et a sollicité le placement en redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Versailles.

Des analystes avaient envisagé qu'une reprise par un industriel ou un partenaire financier puisse sauver l'entreprise, bien que l'importance des dettes de Carmat rende une intervention de l'État peu probable.

La cotation des actions Carmat demeure suspendue.