Commençons par le chef de file de cette famille, le CAC 40. Il regroupe les quarante entreprises les plus fortes de la place parisienne. Pas simplement les plus grandes donc. En témoignent les neuf sociétés issues de l’indice suivant, dont la capitalisation dépasse celle de Renault, lanterne rouge actuelle du CAC 40.

La sélection repose sur plusieurs critères, notamment la liquidité avec le volume d'échanges et la représentation sectorielle, afin d’assurer un certain équilibre. En pratique, aucun indice n’échappe totalement aux biais. À l’exception du Nikkei 225, pondéré par le prix des actions, la plupart des grands indices nationaux le sont selon la capitalisation flottante. D’où une forte influence du luxe sur le CAC 40, de la tech sur le S&P 500 ou encore des banques en Italie. Il est aussi important de noter que le CAC 40 évolue sans prendre en compte les dividendes réinvestis. Pour cela, il faut se référer au CAC 40 Dividendes Réinvestis. Attention donc aux comparaisons de performances avec le DAX, qui, lui, ne les oublie pas. 

Petit jeu : neuf valeurs n’ont jamais quitté le CAC 40 depuis son inauguration, saurez-vous deviner lesquelles ? (réponse en fin d’article). 

Vient ensuite l’antichambre du CAC 40, le CAC Next 20. Il regroupe les entreprises aux portes de l’indice phare, prêtes à le rejoindre en cas de faiblesse de certains membres en place. La dernière revue trimestrielle a vu Eiffage remplacer Edenred dans les quarante. 

A partir d’ici, ça ressemble à une histoire de poupée russe. 

L'emboîtement du CAC 40 et du CAC Next 20 nous donne un autre indice, le CAC Large 60

Juste après, on trouve le CAC Mid 60, qui rassemble les 60 entreprises les plus influentes en dehors du CAC Large 60. Bolloré SA en est actuellement la première capitalisation, avec 13,5 milliards d’euros — davantage que Renault ou Carrefour, deux indices plus haut. Mais sa capitalisation flottante et son volume d’échanges plus restreints l’empêchent de pouvoir prétendre à leur place.

L’addition du CAC Large 60 et du CAC Mid 60 forme le SBF 120, un bon périmètre pour couvrir à la fois les grandes et moyennes capitalisations françaises.

Arrive ensuite le petit frère de la famille, le CAC Small. Pas de nombre associé, simplement car il représente le reste de l'univers coté en France. Additionné au CAC Mid 60, on obtient le CAC Mid & Small. C’est l’indice de prédilection pour ceux qui préfèrent les belles histoires aux géants déjà établis.

Ces derniers ne sont pas les mal-aimés, l’indice regorge de belles entreprises et d’investissements intelligents. Ce week-end, nous avons d’ailleurs dédié un article à ces valeurs Small et Mid caps et leurs perspectives cette année : Il n'y a plus qu'à pour les petites capitalisations européennes | Zonebourse

Enfin, le dernier né de la descendance, le CAC 40 ESG. Celui-ci exclut les quelques mauvais élèves du CAC 40  en matière de critères ESG (Économique, Sociaux et de Gouvernance) pour y ajouter certains du CAC Next 20.

Enfin, pour suivre l’évolution de l’ensemble de la cote française, on peut s’appuyer sur le CAC All Shares ou le CAC All-Tradable, qui se limitent au 250, qui exclut les titres les plus illiquides.  

S’il fallait ne retenir qu’un graphique, ce serait celui-ci : 

Voici la performance de tous les cités depuis 2018

Réponse à la question : Les neuf irréductibles sont : Air Liquide, Carrefour, Danone, L’Oréal, LVMH, Michelin, Saint-Gobain, Sanofi et Société Générale.