Le chiffre d'affaires de Cristal Union s'est établi à 2,28 milliards d'euros (2,69 milliards de dollars) pour l'exercice clos au 31 janvier. Une charge de dépréciation de 462 millions d'euros a entraîné une perte nette de 442 millions d'euros, contre un bénéfice net de 117 millions d'euros l'année précédente.
Les groupes sucriers européens, dont l'allemand Suedzucker et le français Tereos, ont également enregistré des dépréciations en raison de l'effondrement des cours du sucre.
Cette dépréciation est principalement imputable à l'impact de l'inflation sur les marges opérationnelles du secteur et n'affecte ni la position de trésorerie du groupe, ni sa capacité à saisir des opportunités d'investissement, a déclaré Xavier Astolfi, directeur général de Cristal Union, lors d'un point presse.
Le sucre européen a atteint en janvier son plus bas niveau en plus de trois ans, à 516 euros la tonne métrique, soit une baisse de 8% sur un an et de 40% sur deux ans, selon les dernières données officielles de l'UE.
Cette situation a conduit Cristal Union à privilégier la production d'alcool et d'éthanol au cours de l'année écoulée et à cibler ses ventes de sucre vers les marchés méditerranéens déficitaires.
Le groupe estime que les prix du sucre ont touché un point bas et anticipe un rebond dans les mois à venir, porté par une nouvelle réduction des surfaces de betteraves pour la campagne 2026/27. Le ministère français de l'Agriculture a prévu mardi une baisse de 4,6% des surfaces en France.
Cristal Union s'attend à ce que les surfaces cultivées tombent à leur plus bas niveau en 10 ans, à 1,4 million d'hectares.
Le groupe table sur un redressement des cours européens entre 600 et 650 euros la tonne grâce à la contraction de l'offre. Ce niveau resterait toutefois loin du sommet de 856 euros atteint fin 2023, alors que les cours mondiaux demeurent sous pression en raison d'une offre abondante, a précisé M. Astolfi.
(1 $ = 0,8482 euro)




















